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Index de l'article

Année 1803

Acte de décès de Louis-Claude de Saint-Martin le 14 octobre 1803 (21 vendémiaire an XII)

Certificat de décès en marge de l'acte de décès

Lettre de Jean-Jacques Lenoir-Laroche à Prunelle de Lière - 22 Vendémiaire an XII (15 octobre 1803).


Acte de décès de Louis-Claude de Saint-Martin : 14 octobre 1803 (21 vendémiaire an XII)

Copie de l'acte original de décès : Archives Chatenay-Malagry, décès de SM, acte n° 2 (photos ou pages 34-35)

L'an douze de la République française le samedi / vingt-deux vendémiaire heures de midi (15 octobre 1803) //

Acte de décès de Claude Saint Martin célibataire, ancien militaire / décédé à Aulnay --- de cette commune Maison du citoyen Jean Jacques / Lenoire de la Roche, Membre du Sénat conservateur, le vingt-un [14 octobre] onze / heures du soir, âgé de environ soixante ans domicilié en la commune / de Paris rue Saint Florentin, place de la Concorde premier / arrondissement. //

sm deces 01

[Page 2] [en marge] N° 2 / Claude / St Martin

Sur la déclaration à moi faite par le citoyen Jacques / Louis Michel Thore Docteur en médecine, résident à Sceaux / chef-lieu de canton, détaillée en marge du présent / assisté du dit citoyen Jean Jacques Lenoir de la Roche, / membre du Sénat concervateur de présentement en sa maison / de campagne audit Aulnay le dit citoyen agé de cinquante trois ans *[renvoi] et du citoyen Jean Louis Sinet fils --- [Jardinier ?] / en la maison dudit citoyen Lenoir de la Roche présent à la / mort du défunt, ledit Sinet âgé de vingt-deux ans / Et ont signé avec moi lesdits citoyens Thore Delarent, Lenoir / Laroche, et Sinet comme témoins après lecture faite / --- suivant la loi par moi Louis Nicolas Troufillon adjoint au maire de la commune de Chatenay fesant les fonctions / d'officier public de l'Etat civil

* [renvoi] ami du défunt

Signatures : Sinet Thore Lenoir LaRoche
Troufillon

sm deces 02

Sur la marge de gauche, le docteur Joseph Louis Thore de Sceaux, appelé par Lenoir Laroche, donne ses constations :

En marge, à gauche de l'acte : [orthographe originale]

.. jour vingt-un vendre / le Cen Joseph Louis / Thore docteur en médecine / déclare qu'étant arrivé à / onze heures trois quarts du soir / à Aulnay sur la réquisition / du Cn Lenoir de Laroche, il a trouvé le Cn de St Martin couché / horizontalement la tête penchée / en arrière les yeux à demi / ouverts le globe recouvert  / d'une léger péliculle ; la face / légèrement injecté ; la bouche / béante, les membres supérieurs / froids, la poitrine légèrement / chaude surtout vers le coeur / le ventre froid ; un bandage / élastique qui maintenait / une hernie inguinale du côté droit ; les membres inférieurs froids non injectés ainsi que les // supérieurs ; que d'après / ces symptômes réunis il / caractérisait ce genre de / mort d'épanchement sur / la poitrine, que le cit. / Lenoire de Laroche lui avoit / fait part que le cn de / St Martin avait éprouvé / précédemment à deux / reprises différentes deux / attaques de paralysie / et qu'il avait éprouvé des / palpitations qui lui / rendaient la respiration / difficiles.

Signé Thore

Les deux autres lignes semblent illisibles

Signé par Troufillon [adjoint au maire de la commune]

Lettre de Jean-Jacques Lenoir-Laroche à Prunelle de Lière - 22 Vendémiaire an XII (15 octobre 1803).

« Venez nous voir, mon cher Delierre ; nous avons besoin de nous consoler mutuellement de la perte commune que nous venons de faire et à laquelle vous ne vous attendez sûrement pas. Ce pauvre St Martin !... il est venu nous voir hier à Aulnai [Aulnay, près de Sceaux], il est arrivé à trois heures ; il s’est mis au lit à dix heures assez bien portant. A onze il n’était déjà plus. C’est un épanchement dans la poitrine. Nous vous dirons les détails : Demain nous repartons pour le faire ensevelir, mais nous ne partirons pas avant dix heures du matin. Si vous pouviez auparavant, ce serait une grande satisfaction pour nous. Je ne puis vous en dire davantage. Lenoir-Laroche. »

Voir 

- Dominique Clairembault, Jean-Jacques Lenoir-Laroche et son épouse (12 octobre 2018)
- Article sur le site du Philosophe inconnu : Léonard Joseph Prunelle de Lière (1741-1828).

Source de cette lettre :

Ms N 2023, Bibliothèque Municipale de Grenoble.

À consulter :

Robert Amadou, « La mort du Philosophe inconnu », Mercure de France, juin 1960, pp. 284-305. Le texte reproduit est celui de l’original, la copie de R. Amadou diffère sur plusieurs points.


Inventaire après décès Louis Claude de Saint-Martin. Sceaux. Aulnay. Philosophe, écrivain, théosophe

FRAN 0335 01788 p1dtRobert Amadou, dans Trésor martiniste, (Éditions traditionnelles, Paris 1969 p.165-176) a publié l'inventaire après décès de Saint-Martin sous le titre : Succession de Saint-Martin. Nous avons obtenu des Archives nationales copie de ce document que nous reproduisons ici.

Source de l'inventaire

Inventaire après décès Louis Claude de Saint-Martin. Sceaux. Aulnay. Philosophe, écrivain, théosophe. Décédé le 21 vendémiaire an XII [14 octobre 1803].

Description du document

L’ensemble de ce document comporte 12 pages dont deux pages simples, la première et la dernière et 9 pages doubles.
La première page donne le titre du document :
En haut à gauche : 13 Brumaire an 12 // Inventaire // Après le décès // de Louis-Claude de St Martin
En haut à droite une inscription difficile à lire qui semble être la référence du dossier : : fo 65 n°fep n°121.
Au milieu de la page un paraphe : fr
En bas à gauche le cachet des « Archives nationales // minut. RF Central » // M. Jerôme // XL VIII 453.

Les 9 pages suivantes sont doubles et présentes :

2e page double : feuillet gauche vide ; feuillet droit, cachet de l’étude Robin, notaire et le timbre de 75 cen. de la République Française avec le début de la requête de la sœur de Saint-Martin.
3e page double : feuillet gauche, suite de la requête ; feuillet droit suite de la requête mais par-dessus, une feuille plus étroite, légèrement tronquée dans sa partie gauche où on ne voit que la moitié d’un cachet. Procuration donnée à Calmelet par la sœur de Saint-Martin.
4e page double : feuillet gauche, suite de la procuration insérée sur la page 3 de la requête, dont il manque le côté droit ; feuillet droit, fin de la requête et début de l’inventaire.
5e page double : feuillet gauche, suite de l’inventaire ; feuillet droit, suite de l’inventaire.
6e page double : sur les deux feuillet, suite de l’inventaire.
7e page double : idem.
8e page double : feuillet gauche, fin de l’inventaire ; feuillet droit, page blanche sur laquelle est déposée la partie droite de la procuration manquante de la page 3.
9e page double : feuillet gauche, à nouveau la dernière page de l’inventaire sur laquelle est déposée le côté gauche avec le demi cachet, correspondant à la 1ère page de la procuration ; feuillet droit, page blanche.
10e page double : deux pages vides
11e page simple : page vide.


Contenu de l'inventaire

SM inventaire 021. Procuration de Louise Françoise de Saint-Martin, Vve d’Antoine Auguste Des Herbier de l’Étanduère à Étienne Jacques Jérôme Calmelet

[Pages intercalées sur les pages : p. 3, feuillet droit, partiel // p.4, feuillet droit partiel // – p. 8, feuillet droit sur une feuille blanche // p.9, feuillet droit sur une feuille blanche]
[En marge]
Paraphe - Cachet en cercle : Rep Fra. 25 cen. //
Le vingt-sept vendémiaire an douze de / la république française par devant Victor Petit / et son collègue notaire à Tours chef-lieu du / département d’Indre et Loire soussignés //
[En marge, en face de la phrase : fut présente] : Dame veuve l’Étenduère / au Cen //
Fut présente dame Louise Françoise de / Saint martin veuve en dernière noce d’Antoine / Auguste Des Herbier l’Étanduère, demeurant / en cette commune rue Rapin section du Chardonnet / seule et unique héritière de Louis Claude Saint = / = Martin son frère décédé célibataire en la / commune de Chatenay près Paris, le vingt un de / ce mois. //
[En marge, en face de la phrase : laquelle en cette] Le 27 vendémiaire / an 12 //

Laquelle en cette qualité a fait et constitué / pour son procureur général et spécial le citoyen Etienne / Jacques Jérôme Calmelet [1] Secrétaire Général du Conseil des / Prises demeurant à Paris rue et maison, de l’Orient St Honoré / auquel elle donne pouvoir de pour elle et en son / nom prendre connaissance de l’état de la succession du dit / défunt Louis Claude Saint Martin ; et l’accepter purement / et simplement justifier de la qualité de la constituante par / la représentation des pièces qui sont jugées nécessaires à / cet effet, requérir la levée des scellés qui ont été apposés / par le juge de paix de l’arrondissement , sur les meubles et effets qui se sont trouvés après le décès du dit citoyen / Saint Martin dans un appartement qu’il occupait à Paris, / rue st Florentin n° 668 à la charge – au-dessus de la ligne : de la – reconnaissance des / mêmes scellés ; avec ou sans description se faire remettre et / délivrer en nature ; tous les objets, mobiliers, billets / effets au porteur, titres et papiers qui se trouveront / dépendre de la dite succession, toucher et recevoir / toutes les sommes et arriérages de rentes ou pension / qui pourront être dues à quelque titre que ce soit / en donner quittance, acquitter les dettes passées et //
[En marge à gauche] : Certifié véritable / signé et paraphé / en présence du notaire soussigné / au-dessus de l’intitulé / d’un inventaire / fait par eux le / treize brumaire/ an douze /[signé] Calmelet /Robin / Gibé, paraphe //
[En marge et écrit perpendiculairement au texte :] Sujet( ?) : à Tours le 28 vendémiaire an( ?) 10 f 12 n° cur( ?) G / succession Acte / [signature] Archambault / paraphe. //
[suite de la page précédente] frais funéraires et autres légitimement dues //
Comme aussi prendre communication de tous / testament et codicille si aucun ont été fait, en / consentir ou contester l’exécution pure et simple, ainsi / que la délivrance du legs y porter, à défaut ou refuser / de payement de la part du débiteur de la dite succession / les y faire contraindre par le moyen de droit / la faire citer devant tout juge de paix, bureaux de conciliation et / tribunaux qu’il appartiendra ; se concilier si faire se peut, ou / obtenir jugement le faire mettre à exécution choisir un / ou plusieurs défenseurs, les révoquer, opposer tout moyen / faire tous actes conservatoires, transiger sur / toutes contestations aux conditions qui seront / la plus avantageuse ; consentir toute mains levée / signer tous actes que besoin sera, substituer en tout / ou partie du présent pouvoir qui viendront jusqu’à / révocation expresse ; et généralement faire à raison de / ce que dessus ; ce que les circonstances exigeront quoique / non exprimé en ces présentes, promettant l’approuver / et tenir compte au procureur constitué de ses avances, / faux frais et débourser, obligeant, renonçant etc. //
Dont acte et avance jugé la dite dame comparante / de son consentement. Fait et passé à Tours en l’étude / le jour et an susdits avant midi et a signé avec nous / après lecture. S[ignature] St. Martin Ve de L’Étanduère / Bidault ...Petit, paraphe illisible //
Vu par nous juges du tribunal civil de première instance / séant à Tours département d’Indre et Loire par la légalisation / de la signature du citoyen Bidault et petit notaires en / cette ville apposée ci-dessus et à laquelle foi doit être ajoutée / tant en jugement que hors. Tours ce vingt-neuf vendémiaire an / douze de la république /
Pour le Président Par le tribunal civil / Le 1er juge signature illisible – 2e signature Demier( ?)

Note

1. Étienne Calmelet 1763-1840, second fils du maire d'Amboise, était un homme de loi qui fut témoin, à Paris, en 1796, du mariage de Napoléon Bonaparte et de Marie-Josèphe (ou Rose-Joséphine) Tascher de la Pagerie, veuve du vicomte de Beauharnais : témoin qui se serait porté garant de la naissance de Marie-Josèphe à la Martinique – alors occupée par les Anglais – en rajeunissant l'empereur de quelques années alors que les papiers du Corse le viellissait quelque peu. Étienne, Jacques, Jérôme Calmelet devint secrétaire général du conseil des prises et envisagea de devenir homme politique quand il fut désigné, en 1811, par l'arrondissement de Romorantin, comme candidat au corps législatif mais il ne fut pas appelé à y siéger. Source: https://www.lanouvellerepublique.fr/amboise/amboise-sous-prefecture-suite


Requête de Louise Françoise de Saint-MartinSM inventaire 01

[pages 2, 3 et 6]

Au centre : Cachet Robin Notaire marque (folio--) Rept N° 121 //

À gauche : timbre de 75 cent.//

En marge : Paraphe « fr » //

L’an douze de la / République française le samedi treize brumaire, quatre / heures de relevée //

À la requête //

De Louise Françoise de St-Martin veuve en dernière / noces de Antoine Auguste Des Herbiers de L’Etanduère ([1]) / demeurante à Tours //

Représentée par le Cn [citoyen] Etienne – Jacques – Jérôme / Calmelet, secrétaire – général du Conseil des prises / demeurant à Paris, rue et maison de l’oratoire St-Honoré / division des gardes françaises ici présent au nom et comme / fondé de la procuration spéciale à l’effet de présenter, passée / devant Petit et son collègue notaires à Tours, département / d’Indre et Loire, le vingt-sept vendémiaire au douze / dont l’original enregistré le lendemain par Archambault / et dument légalisé est demeuré ci-annexé après avoir été / du Cn Calmelet certifié véritable, signé et paraphé en / présence du notaire soussigné //

La d[ite] D[am]e de l’Etanduère habile à se dire et porter / seule et unique héritière de Louis-Claude de St-Martin / son frère germain, décédé, célibataire, à Aulnay, commune / de Chatenay près Sceaux, département de la Seine / maison du sénateur Lenoir-Laroche le vingt un / vendémiaire dernier, lequel Cn de St-Martin était domicilié à Paris //

A la conservation du droit des parties et de tout / autre qu’il appartiendra il va être par le Cn Robin et / son collègue notaire à Paris soussignés, procédé / l’inventaire et description de tous les meubles meublants / effets mobiliers, deniers comptant, titres, papiers et / renseignements dépendant de la succession du dit Cn / de St-Martin, le tout trouvé et étant dans les lieux //

Paraphes : C. Ber Lor illisible – paraphe – paraphe

[page 3]

ci-après désignés faisant partie d’une maison sise à Paris / rue St Florentin, n° 668, division du Tuillieur appartenant / à la De Vve Gardel, desquels lieux ledit défunt Cn de St / Martin était locataire //

Sur la représentation qui sera faite du tout tant / par le Cn Jean-Jacques Lenoir Laroche membre / du Sénat conservateur, demeurant à Paris rue / Pochet, n° 803, faubourg St-Germain, que par / Cassien Bertrand portier de la maison où l’on procède, / gardien des scellés dont sera ci-après parlé, tous deux à / ce présent, après serment par eux prêté et mains dudit / Cn Robin, son collègue présent de tout fidèlement / représenter, de n’avoir rien pris ni détourné, vu ni su qu’il / ait été détourné aucune chose, sous la peine de droit / qui leur ont été expliqué et qu’ils ont dit comprendre / déclarant à cet égard le 9 Cn Lenoir Laroche que les / vêtements qu’avait le dit Cn de St-Martin au moment de / son décès ont été laissés aux personnes qui ont été chargées / de la sépulture, ainsi qu’il est d’usage. //

La prisée des choses qui y sont sujettes sera / faite par le Cn Jean-Gabriel Blanc, commissaire / présent, demeurant à Paris, rue Française, n°13, /division du Bon conseil, à ce présent, lequel fera la dite / prisée eu égard au cours du temps actuel et aux sommes de deniers ci-après. //

Le tout au fur et à mesure que les scellés / apposés après le décès dudit Cn de St-Martin par le / Cn Lamaignère juge de paix du premier arrondissement / de Paris aura mot barré été par lui nommé saint et entier, lever // [p.6]

[Page 6]

En haut, au milieu de la page :] Cachet Robin, notaire // [À gauche] timbre Rep. Fr. 75 cen.
et ôter en exécution de son ordonnance de ce jour étant ensuite / de son procès-verbal d’apposition dudit scellée en date du / vingt-deux vendémiaire an douze, dument enregistré. //
Et à ledit Cn Calmelet signé avec lesdits Cns Lenoir / Laroche, Bertrand et Blanc, après lecture entendue.

[signatures] Calmelet Lenoir Laroche // CBertrand Blanc paraphe // Ribé paraphe Robin paraphe //

Note

[1] Antoine Auguste Des Herbiers marquis de l’Etanduère, né le 14 avril 1749 à Rochefort (Charente-Maritime), mort le 16 février 1794 à Paris, est un général de brigade de la Révolution française. En 1789, il est capitaine, puis chef de bataillon au 59e régiment d’infanterie. Le 21 juin 1793, il est nommé général de brigade à l’armée des Alpes, et il participe à la campagne d’Italie, où il fait preuve de la plus grande valeur. Arrêté comme conspirateur, il est condamné à mort par le tribunal révolutionnaire de Paris le 28 pluviôse an II (16 février 1794), et guillotiné le jour même. Source : Wikipédia


Inventaire de l’appartement occupé par Louis-Claude de Saint-MartinSM inventaire 03

[pages 4, feuillet droit à page 8, feuillet gauche]
[page 4, feuillet droit, après les signatures de la requête]

« Dans une petite pièce d’entrée au second étage / sur la porte de laquelle étaient les scellés du juge / de paix, ladite pièce éclairée d’une croisée sur la / cour //
Une petite table à écrire en bois de noyer, deux malles / de voyage, prisée quatre francs ci 4 //
Deux petits rideaux de croisée de mousseline rayée / prisée avec leur tringle un franc cinquante centimes / ci 1 fr 50 //
Dans un petit cabinet noir ayant son entrée / par ladite pièce

Un petit paillasson, un sac de nuit, un porte / manteau de drap gris, sept paires de souliers, un vase / de nuit sur son pied de bois de frêne, un autre vase / de nuit, le tout prisé avec une cruche de grès et un / balai de crin, la somme de 7 sept franc ci 7 //

[4 paraphes] : LB - EN – illisible - illisible [total de la page] 12.50c //
[Page 5, feuille droit]

Dans une chambre à coucher ayant son entrée / par la chambre précédente, éclairée d’une croisée / en angle sur la cour //
Une pelle une pincette de fer, une paire de mouchettes / d’acier prisée un franc, ci 1 //
Deux chandeliers de cuivre argenté, un bougeoir / en plaqué, un éteignoir de cuivre argenté prisés quatre / francs, ci 4 //
Un pot à l’eau et sa cuvette, un gobelet de table, / un petit miroir de toilette, un autre gobelet, un parasol / de taffetas rouge, prisés quatre francs, ci 4 //
Une petite table à écrire en bois de noyer, le dessus / noirci, garnie de deux tiroirs, un soufflet, un petit balai / de crin, un corps de bibliothèque à cinq tablettes, le tout / prisé six francs, ci 6 //
Six chaises foncées de paille en bois bruni, une table / de nuit en bois de noyer garnie de son vase, prisés douze francs, ci 12 //
Six chaises de bois peint en gris foncées de crin / couvertes de velours d’Utrecht cramoisi prisées trente / cinq francs, ci 35 //
Une armoire en bois de noyer à deux battants / fermant à clef garnie de deux tiroirs dans l’intérieur / et de trois tablettes, d’un grand tiroir par bas et / d’une corniche cintrée, prisée trente-six francs / ci 36 //
Deux rideaux de croisée en toile de coton blanche / neufs, deux autres petits rideaux de mousseline rayée / prisée quinze francs, ci 15 //

[chiffres en bas à droite] 113 //

[Page 5, feuillet droit]
[Haut de page, tampon] Robin / notaire // [À gauche] timbre Rep. Fr. 75 cen. //

Une couchette à deux dossiers de bois peint en gris / à fonds sanglé et à roulettes à équerre, un ciel de lit / aussi de bois peint en gris prisés vingt-quatre francs / ci 24 //
Deux rideaux, un dossier et les parures du baldaquin / en toile de coton blanche, ornées de franges, prisés trente / six francs, ci 36 //
Un sommier couvert de toile à carreaux, deux matelas / de même couverts de futaine, un lit et un traversin de coutil / remplis de plumes, une couverture de coton à bordures bleues, / une autre de laine blanche, prisés cent vingt-cinq francs / ci 125 //
A l’égard de la tenture, il n’en a été fait aucune / prisée, attendu qu’elle appartient à la propriétaire //
Dans un cabinet ensuite ayant son entrée par la / chambre à coucher //

+ [croix barrée] //
[en marge, devant la phrase précédente et barrée, deux lignes :] un mot illisible et son mot illisible / deux mots illisibles

Une table en bois de chêne servant de bureau couverte / d’un tapis de serge verte, une autre table aussi en bois de / chêne, garnie d’un grand tiroir fermant à clef, quatre p /cinq petits corps de bibliothèque de quatre tablettes / chacun, trois tablettes aussi de bois blanc, le tout prisé / douze francs, ci 12 //
Deux grands rideaux de toile de coton blanche, / deux autres petits rideaux de toile de coton, deux autres / demi-rideaux de mousseline rayée, prisés vingt / un francs, ci 21 fr //
Une petite malle, une petite cheminée à la / prussienne en fer battu, une paire de chenets et huit / pots à confiture, prisés quinze francs, ci 15 //
Dans l’armoire ci-devant inventoriée //

[5 paraphes] 4 illisibles – C.B.// [chiffres en bas à droite] 233 //

[Page 6, feuillet gauche]

Sept paires de draps de maître, de différentes toiles /et grandeurs, en partie limés, prisée la somme de /cent dix francs ci 110 //
Six douzaines et onze serviettes, tant pleines qu’ouvrés / et à liteaux, prisées cinquante-quatre francs ci 54 //
Trente-trois chemises tant bonnes que limées, prisée / quarante-huit francs, ci 48 //
Dix-neuf cravates de mousseline de dix en soie grandeur / et qualités, mouchoirs de toile de différentes qualités, dont / plusieurs à bordures bleues, prisés seize francs, ci 16 //
Treize cravates de mousseline, prisée huit francs 8 //
Vingt-deux paires de chaussons, tant de fil que de coton, / deux bonnets de coton, et un paquet de cols de basin, / sept paires de bas de coton de diverses couleurs, une cravate / de soie grise, deux paires de bas de laine à côtes, deux paires / de gants aussi à côtes, cinq paires de vieux bas de soie blanche, / une paire de soie grise et une paire de soie noire, le tout / prisé vingt un francs, ci 21

Trois vieilles chemises, deux peignoirs et deux torchons, / une nappe de toile de ménage, prisés quatre francs 4

Suit la garde-robe du défunt //

Trois caleçons de futaine et toile de coton, quatre autres / de toile, une camisole de futaine, prisés six francs, ci 6 //
Sept gilets tant de basin que de toile de coton blanc, / prisés huit francs, ci 8 //
Un gilet et trois culottes de nankin, prisés neuf francs / ci 9 //
Une culotte de drap de coton rayé, trois autres de casimir //

[chiffres en bas à droite] 284 //

[Page 6, feuillet droit]

noir et une autre de soie noire, prisées quinze francs / ci 15 //
Sept gilets tant de casimir écarlate et velours de coton /de différentes couleurs, prisés quinze, ci 15 //
Une veste de molleton, une robe de chambre et sa veste / d’espagnolette blanche, prisés quinze francs, ci 15 //
Un frac de drap gris mélangé, à boutons de métal blanc, / un autre frac aussi de drap gris mélangé, à boutons d’acier, / un habit de drap bleu doublé de ras de St-Cyr [1], prisés quarante-deux francs, ci 42 //
Une redingote d’espagnolette blanche, prisée douze / francs, ci 12 //
Une couverture de laine tricotée, prisée six francs, 6 //
Sept paires de chaussons, deux linges à barbe / une paire de gants de peau, trois paires de soie de couleur, / quatre paires de soie noire et un chapeau rond et une / paire de souliers neufs, le tout prisé vingt-sept francs / ci 27 //
Trois cents volumes environ, tant reliés que brochés, / dont le dictionnaire de Valmont de Bomard, plusieurs / théâtres, les œuvres de Voltaire, le dec l’Histoire ecclésiastique / plusieurs ouvrages allemands et de littérature, prisés / ensemble la somme de deux cent cinquante francs / ci 250 //
Suite de l’O Suivent les objets représentés / par le sénateur Lenoir-Laroche représenté //
1° La somme de soixante-quatre livres cinq sous, faisant soixante / trois francs quarante-cinq centimes, qui se sont trouvés sur le défunt / à son décès. [sur la même ligne à droite] 39 [ce chiffre n’est pas pris en compte dans le total de la page ci-dessous]//
2° Et outre cette somme, led Cn Lenoir Laroche a représenté //

[5 paraphes] C.B. 4 illisibles, 382 //

[chiffres en bas à droite]  //

[Page 7, feuillet gauche]

une montre d’or guilloché, or de couleur, portant le nom de / Ledé à Paris, garnie d’un cordon de soie noire, d’un cachet / et d’une clef en or, prisée soixante-douze francs, ci 72 //

Observant ledit Cn Lenoir-Laroche qu’il a fait la / déclaration dedits soixante-quatre deniers cinq sous et de ladite / montre au Maire de Chatenay //
Au moyen de laquelle représentation, le dit Cn Lenoir / Laroche se trouve déchargé desdits objets et a signé après lecture //
Observe également le Cn Lenoir Laroche qu’il a avancé cent cinquante francs environ / pour les frais funéraires du défunt, ainsi qu’il en justifiera, et a signé après quoi il s’est retiré, / n’ayant plus rien à représenter ni déclarer. //

[Signatures] Denier Comptamle Lenoir Laroche

Votre ledits soixantre trois francs quarante-cinq centimes / ci 63,45c

Il s'est trouvé 1° en pièces d’or de cent vingt / cinq pièces d’or de vingt-quatre livres, trois mille / livres, faisant deux mille neuf cent soixante-deux francs / quatre-vingt-seize centimes, ci 2.962,96 //
2° En écus de six livres, sept cent quatre-vingts / dix-huit livres représentant sept cent quatre-vingt-huit / francs quatorze centimes, ci 788,14
3° En monnaie, dix-sept livres treize sous / faisant dix-sept francs quarante-trois centimes / ci 17, 43 //
4° Et en cinquante pièces de cinq francs / deux cent cinquante francs, ci 250 ///

Total : 4.081, 98

Suit l’argenterie

Six couverts et six cuillers à café à filets, poinçon / de Paris, pesant un kilogramme deux hectogrammes / et huit décagrammes, prisés à juste valeur et sans crue( ?) //

[Page 7, feuillet droit]

[En marge en face de la première ligne :] 50 – 13 - 6

comme vaisselle plate, à raison de vingt francs / soixante-huit ce l’hectogramme, le tout revenant à la / somme de deux cent soixante-quatre francs / dix centimes, ci 264,70 //
Une paire de boucles de soulier d’argent à contour, à forme / ovale, à charpes et ardillons de fer, prisée dix-huit francs / ci 18 //
Un violon avec son archet dans sa boîte en bois doublée / de serge verte, prisé quinze francs, ci 15 //

Suivent les papiers

Premièrement Cinq pièces qui sont quittances / de loyer des lieux où l’on procède, dont la dernière en date / du huit vendémiaire an douze, de la somme de quatre / vingt-sept francs cinquante centimes, pour les trois mois / échus le premier dudit mois de vendémiaire, à raison de / trois cent cinquante francs par année //
Lesquelles pièces ont été cotées, paraphées et / inventoriées com cote unique, ci unique //
Il ne s’est pas trouvé d’autres papiers. //

Déclaration //

Déclare le Cn Bertrand 1° qu’il lui est dû différentes / avances dont il justifiera //
2° qu’il est à sa connaissance que l’imposition de l’an / onze a été acquittée en totalité. //
Et a signé C Bertrand //
Contre laquelle déclaration prescrive le Cn Calmelet fait / toutes réserves et a signé //
C.B – paraphe – Calmelet //

[Page 8, feuillet gauche]SM inventaire 04

Il a été vaqué à tout ce que dessus jusqu’à / neuf heures sonnées, par double vacation. Et ne s’étant / plus rien trouvé à comprendre, dire ni déclarer au présent / inventaire, les deniers comptants, l’argenterie, la montre et la cote / unique ci-dessus inventoriés, ont été remis au Cn Calmelet ainsi --- / à l’égard des meubles et effets, ils ont été laissés, du / consentement dudit Cn Calmelet, en la garde et possession / dudit Bertrand. Lesquels objets lesdits Cns Calmelet / Bertrand se chargeant, chacun à son égard, pour en faire / la représentation quand et à qui il appartiendra //

[en marge] Rayé trente-huit / mots et nuls / deux paraphes illisibles / C.B. paraphe illisible/ deux paraphes illisibles / un paraphe illisible

Et a le Cn Calmelet signé avec lesdits Cns / Blanc et Bertrand après lecture entendue

[Signatures] Calmelet / C. Bertrand / Blanc, Gibé (?)  Robin.//

A – 40 //

[en marge de la phrase ci-dessous :] paraphe

Enregistré à Paris le seize brumaire an douze – 124 -- / Cent quatre francs quarante centimes //

Signé Dubrelle

Note

1. « Étoffe toute de soie, ou de fleuret mélangé de fil, et croisée à peu près comme une serge ». Encyclopédie méthodique. Manufactures et arts. Tome second. Paris Panckoucke, Volume 164, 1784, p. 104, https://books.google.fr/books?id=FO1TAAAAYAAJ.

« Les hommes ne sont pas encore assez sages. Ils ne savent pas qu'il faut séparer toute espèce de religion de toute espèce de gouvernement; que la religion ne doit pas plus être une affaire d'État que la manière de faire la cuisine ; qu'il doit être permis de prier Dieu à sa mode, comme de manger suivant son goût ; et que, pourvu qu'on soit soumis aux lois, l'estomac et la conscience doivent avoir leur liberté entière. Cela viendra un jour, mais je mourrai avec la douleur de n'avoir pas vu cet heureux temps. »

Voltaire le 19 mars 1765 à son ami Bertrand, Pasteur à Berne.

Calendrier perpetuel 1801 1809

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