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 Notes de l'édition de M. Biré

(1) Depuis, Mme de Bérenger.

(2) D’après Sainte-Beuve, l’original d’Ellénore, dans l’Adolphe de Benjamin Constant, était Mme Lindsay.

 

(3) Louise-Julie Careau, première femme de Talma, qu’elle avait épousé le 19 avril 1791. Le 6 février 1801, « sur leur demande mutuelle, faite à haute voix » le maire du Xe arrondissement de Paris prononça entre eux le divorce ? Talma se remaria l’année suivante (16 juin 1802) avec une de ses camarades de la Comédie française, Charlotte Vanhove, femme divorcée de Louis-Sébastien-Olympe Petit. Une séparation à l’amiable ne tarda pas du reste à éloigner l’un de l’autre Melle Vanhove et Talma. Quant à Julie Talma, elle mourut en 1805. D’après Benjamin Constant, qui parle d’elle dans ses Mémoires de littérature et de politique, c’était une espèce de philosophe, un esprit « juste, étendu, toujours piquant, quelque fois profond » ; elle « avait, ajoute son panégyriste, une raison exquise qui lui avait indiqué les opinions saines ».

 

(4) Stanislas-Marie-Adélaïde, comte de Clermont-Tonnerre (1757-1792), l’un des membres les plus éloquents de l’Assemblée constituante. Le 10 août 1792, une troupe armée pénétra dans son hôtel, sous prétexte d’y chercher des armes. Conduit à la section, il fut frappé en chemin d’un coup de feu tiré à bout portant ; il se réfugia dans l’hôtel de Brissac, où la populace le poursuivit et le massacra.

 

(5) Louis-Justin-Marie, marquis de Talaru (1769-1850). Il fut quelque temps, sous la Restauration, ambassadeur de France à Madrid. Nommé pais de France le 17 août 1815, par la même ordonnance que Chateaubriand, il siégea dans la Chambre haute jusqu’au 24 février 1848.

 

(6) On lit dans la Vie de M. Emery, par l’abbé Gosselin, t. I, p. 130 : « Mme la comtesse Stanislas de Clermont-Tonnerre, incarcérée au Luxembourg avec La Harpe, avait été l’instrument dont Dieu s’était servi pour la conversion de ce libérateur. Ce fait, rapporté par un simple ouï-dire par M. Michaud, dans la Bibliographie universelle (Supplément, article Talaru), est positivement attesté par M. Clausel de Coussergues, dans sa lettre à M. Faillon, du 20 mars 1843. »

 

(7) Louis-Claude de Saint-Martin, dit le Philosophe inconnu (1743-1803). Ses principaux ouvrages sont l’Homme de désir et le Ministère de l’Homme-Esprit. Il avait publié en 1799 un poème intitulé : Le Crocodile ou la Guerre du bien et du mal, arrivée sous le règne de Louis XV, poème épico-magique en cent-deux chants, par un amateur de choses cachées.

 

(8) Jean-Jacques Lenoir-Laroche (1749-1825), avocat, député de Paris aux États Généraux, ministre de la police du 16 au 28 juillet 1797, député de la Seine au Conseil des Anciens (1798-1799), membre du Sénat conservateur (1799-1814). Napoléon l’avait fait comte, Louis XVIII le fit pair de France dès le 4 juin 1814, et, par ordonnance du 31 août 1817, décida que la dignité de pair serait héréditaire dans sa famille. Chateaubriand aurait pu apprendre de son voisin d’Aulnay comment on peut cultiver, sous tous les gouvernements, l’Art de garder ses places.

 

(9) L’abbé Joseph Faria (et non Furia, comme on l’a imprimé dans toutes les éditions des Mémoires), né à Goa (Indes orientales) vers 1755, mort à Paris en 1819. Il avait acquis comme magnétiseur une réputation qui lui valut d’être mis à la scène, dans un vaudeville intitulé la Magnétismomanie. Tout Paris voulut voir l’abbé Faria sous les traits de l’acteur Potier. Après le théâtre, le roman. Dans Le Comte de Monte-Cristo, d’Alexandre Dumas, le célèbre magnétiseur joue un rôle important. Le romancier le fait mourir au château d’If.

 

(10) François-Joseph Gall (1758-1828), célèbre médecin allemand, né à Tiefenbrunn, près de Pforzheim (grand-duché de Bade). Il fut naturalisé français le 29 septembre 1819. L’un des créateurs de l’anatomie du cerveau ; il fonda sur un ensemble d’observations exactes et d’applications hasardées la prétendue science de la phrénologie, qui fit tant de bruit, dans les premières années de ce siècle, parmi les médecins et les philosophes. Son principal ouvrage, parue de 1810 à 1818 en 4 volumes in-4°, accompagnés de 100 planches, a pour titre : Anatomie et physiologie du système nerveux en général et du cerveau en particulier, contenant « des observations sur la possibilité de reconnaître plusieurs dispositions intellectuelles en morales de l’homme et des animaux par la configuration de leur tête ».

 

(11) Mon portrait historique et philosophique, par M. de Saint-Martin. Cet écrit posthume du Philosophe inconnu n’a été imprimé que tronqué et très incomplet.

 

(12) Saint-Martin dit que le dîner chez M. Neveu eut lieu à l’École polytechnique. Chateaubriand nous a dit tout à l’heure que ce dîner avait eu lieu dans les « communs du Palais-Bourbon ». Les deux récits ne se contredisent point. Le dîner est du 27 janvier 1803, et à cette date l’École polytechnique était installée au Palais-Bourbon ; c’est seulement en 1804 qu’elle fut transportée dans l’ancien collège de Navarre, rue de la Montagne Sainte Geneviève.

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