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Volupté  - Charles-Augustin Sainte-Beuve
Tome premier - Bruxelles, 1835 - Louis Hauman  
Extraits concernant Louis-Claude de Saint-Martin
- IV –  pages 69-71
- X –  page 219-221
- XII –  pages 264-270
Tome second - Bruxelles, 1835 - Louis Hauman
Extraits concernant Louis-Claude de Saint-Martin
XX - 147-148
XXI - 174-175 ; 178-179 ; 186-189
XXIII - pages 215-219 ; 229

Petite biographie de Charles-Augustin Sainte-Beuve (1804-1869)

Charles-Augustin Sainte-Beuve (1804-1869)

Charles-Augustin Sainte-Beuve est né à Boulogne le 23 décembre 1804

Élu à l’Académie française le 14 mars 1844, au fauteuil 28, en remplacement de Casimir Delavigne. Il fut reçu par Victor Hugo le 27 février 1845.

Il siégea au Sénat à compter du 28 avril 1865un peu moins de 5 années.

Rédacteur au Globe (1824-1827), à la Revue de Paris (1829), à la Revue des Deux Mondes (1831-1848) où seront publiés les Portraits littéraires et les Portraits contemporains ; au Constitutionnel (1849-1851) et au Moniteur (1852-1860) où il publie les Lundis ; à nouveau au Constitutionnel (à partir de 1861).

Professeur de poésie latine au Collège de France (1849 – il ne fera qu’un seul cours et encore hué par les étudiants), maître de conférences à l’École normale.

Décédé le 13 octobre 1869.

stebeuve portraits2Critiques et Portraits littéraires, Charles-Augustin Sainte-Beuve
Paris. Eugène Renduel, rue des grands Augustins, 22 - 1832

Tome II (1836) Lamartine. Extrait, pages 33-46   http://books.google.fr/books?id=8UYTAAAAQAAJ

De tout temps et même dans les âges les plus troublés, les moins assujettis à une discipline et à une croyance, il y a eu des âmes tendres, pénétrées, ferventes, ravies d'infinis désirs et ramenées par un naturel essor aux régions absolues du Vrai, de la Beauté et de l'Amour. Ce monde spirituel des vérités et des essences, dont Platon a figuré l'idée sublime aux sages de notre occident, et dont le Christ a fait quelque chose de bon, de vivant et d'accessible à tous, ne s'est jamais [34] depuis lors éclipsé sur notre terre : toujours, et jusque dans les tumultueux déchirements, dans la poussière des luttes humaines, quelques témoins fidèles en ont entendu l'harmonie, en ont glorifié la lumière et ont vécu en s'efforçant de le gagner. Le plus haut type, parmi ceux qui ont produit leur pensée sur ces matières divines, est assurément Dante, comme le plus édifiant parmi ceux qui ont agi d'après les divines prescriptions est saint Vincent de Paule.

stebeuve portraitsCritiques et Portraits littéraires, Charles-Augustin Sainte-Beuve
Paris. Eugène Renduel, rue des grands Augustins, 22 - 1832

Présentation

« Toute la carrière de Sainte-Beuve est rythmée par la publication des volumes qui réunissent ses articles de critique littéraire. Cinq tomes de Critiques et portraits littéraires paraissent ainsi entre 1836 et 1839. De ce premier recueil seront tirés, avec des articles nouveaux, des Portraits de femmes (1re édition en 1844), des Portraits littéraires (1re édition en 1844) et des Portraits contemporains (1re édition en 1846). Les Portraits littéraires sont consacrés à des écrivains disparus au moment de l’article, tandis que les Portraits contemporains recueillent en principe des articles sur des vivants ainsi que des articles de polémique (comme le fameux brûlot « De la littérature industrielle », publié d’abord en 1839). (1) »
Sainte-Beuve, avant de publier son long article sur Saint-Martin dans les Causeries du Lundi, avait déjà parlé du Philosophe inconnu dans ses Critiques et Portraits littéraires, en le citant comme en passant. Il montrait déjà une bonne connaissance de ses ouvrages.

stebeuve causeries02Causeries du Lundi (Tome dixième) de Charles-Augustin Sainte-Beuve, de l’Académie française (1804-1869)
Paris. Garnier frères, libraires, Palais Royal, 215 – Rue des Saints Pères, 6 - M DCCC LV 

Saint-Martin - Le Philosophe inconnu – 2e partie, pages 208-225 - Voir la présentation de cet article : Les Causeries du Lundi (1)

Avertissement

Comme pour tous les ouvrages et articles que nous publions, nous avons mis entre crochets [..] la numérotation des pages.
Nous avons également mis entre crochets […], quand cela était possible, les références des citations du Portrait que Sainte-Beuve a citées, selon la numérotation de Robert Amadou dans l’édition Julliard de 1961.
Cet article sur Saint-Martin est tiré des Causeries du lundi, tome X, publiées à Paris en 1855, par Garnier frères, libraires, Palais Royal, 215 – Rue des Saints Pères, 6.

stebeuve causeries02Causeries du Lundi (Tome dixième) de Charles-Augustin Sainte-Beuve, de l’Académie française (1804-1869) - Paris. Garnier frères, libraires, Palais Royal, 215 – Rue des Saints Pères, 6 - M DCCC LV

Saint-Martin - Le Philosophe inconnu – 1ère partie,  pages 190-207 - Présentation

Dans cet article, Sainte-Beuve nous parle de Saint-Martin en s’appuyant sur un livre du Philosophe inconnu qui a été publié partiellement en 1807 dans les Œuvres Posthumes par Nicolas Tournyer qui n’en a publié qu’une partie tronquée. Robert Amadou, dans l’introduction à la publication de Mon portrait historique et philosophique en donne une explication claire : « … Tournyer souhaite camper de Saint-Martin une image rassurante jusqu’à la banalité. Pour contredire – par Saint-Martin lui-même – la légende d’un Saint-Martin sorcier, autant que pour dissimuler certains traits authentiques du Philosophe inconnu que le brave Tournyer réprouvait, l’éditeur des Œuvres posthumes favorise une autre légende : celle d’un Saint-Martin parfaitement orthodoxe en religion, en politique et, si l’on ose dire, dans ses mœurs. Saint-Martin, selon Tournyer, devient le prédicateur de la piété. Un prédicateur, au pire sens du terme, c’est-à-dire un homme sans relief, à la personnalité faible ; et ce pêcheur morne enseigne une piété douceâtre, parce que Tournyer concevait ainsi la vie spirituelle » (1).

stebeuve port royalPort-Royal – Tome II - Charles-Augustin Sainte-Beuve

Paris. Eugène Renduel, 3, rue Christine - 1840

http://books.google.fr/books?id=TcwDAAAAcAAJ

XI. Suite de l’Augustinus. Extrait : Livre de l’Augustinus sur Adam et les Anges avant la Chute. Pages 135-138

Et cette figure d'Ange fait l'effet à Eve de s'approcher et de lui porter à la bouche, à elle-même, une portion du fruit : « L'odeur agréable et savoureuse éveilla si fort l'appétit qu'il me parut impossible de ne pas goûter. » A son réveil, toute troublée, elle raconte le songe à Adam, qui, entre autres paroles rassurantes, lui dit : «... Cependant ne sois pas triste ; le mal peut aller et venir dans l'esprit de Dieu ou de l'homme sans leur aveu, et n'y laisser ni tache ni blâme (1). » Ici je crois entendre Jansénius, armé de l'oracle, qui s'écrie Non, et qui ne voit dans cette explication portée au sein de l'Éden qu'une vapeur grossière de la terre. Saint-Martin, à la fin du Ministère de l'Homme-Esprit, reproche à Milton, tout en l'admirant, de n'avoir trempé tout au plus qu'à moitié son pinceau dans [137] la vérité.

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