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Index de l'article

Acte de décès de Louis-Claude de Saint-Martin : 14 octobre 1803 (21 vendémiaire an XII)

Copie de l'acte original de décès : Archives Chatenay-Malagry, décès de SM, acte n° 2 (photos ou pages 34-35)

L'an douze de la République française le samedi / vingt-deux vendémiaire heures de midi (15 octobre 1803) //

Acte de décès de Claude Saint Martin célibataire, ancien militaire / décédé à Aulnay --- de cette commune Maison du citoyen Jean Jacques / Lenoire de la Roche, Membre du Sénat conservateur, le vingt-un [14 octobre] onze / heures du soir, âgé de environ soixante ans domicilié en la commune / de Paris rue Saint Florentin, place de la Concorde premier / arrondissement. //

sm deces 01

[Page 2] [en marge] N° 2 / Claude / St Martin

Sur la déclaration à moi faite par le citoyen Jacques / Louis Michel Thore Docteur en médecine, résident à Sceaux / chef-lieu de canton, détaillée en marge du présent / assisté du dit citoyen Jean Jacques Lenoir de la Roche, / membre du Sénat concervateur de présentement en sa maison / de campagne audit Aulnay le dit citoyen agé de cinquante trois ans *[renvoi] et du citoyen Jean Louis Sinet fils --- [Jardinier ?] / en la maison dudit citoyen Lenoir de la Roche présent à la / mort du défunt, ledit Sinet âgé de vingt-deux ans / Et ont signé avec moi lesdits citoyens Thore Delarent, Lenoir / Laroche, et Sinet comme témoins après lecture faite / --- suivant la loi par moi Louis Nicolas Troufillon adjoint au maire de la commune de Chatenay fesant les fonctions / d'officier public de l'Etat civil

* [renvoi] ami du défunt

Signatures : Sinet Thore Lenoir LaRoche
Troufillon

sm deces 02

Sur la marge de gauche, le docteur Joseph Louis Thore de Sceaux, appelé par Lenoir Laroche, donne ses constations :

En marge, à gauche de l'acte : [orthographe originale]

.. jour vingt-un vendre / le Cen Joseph Louis / Thore docteur en médecine / déclare qu'étant arrivé à / onze heures trois quarts du soir / à Aulnay sur la réquisition / du Cn Lenoir de Laroche, il a trouvé le Cn de St Martin couché / horizontalement la tête penchée / en arrière les yeux à demi / ouverts le globe recouvert  / d'une léger péliculle ; la face / légèrement injecté ; la bouche / béante, les membres supérieurs / froids, la poitrine légèrement / chaude surtout vers le coeur / le ventre froid ; un bandage / élastique qui maintenait / une hernie inguinale du côté droit ; les membres inférieurs froids non injectés ainsi que les // supérieurs ; que d'après / ces symptômes réunis il / caractérisait ce genre de / mort d'épanchement sur / la poitrine, que le cit. / Lenoire de Laroche lui avoit / fait part que le cn de / St Martin avait éprouvé / précédemment à deux / reprises différentes deux / attaques de paralysie / et qu'il avait éprouvé des / palpitations qui lui / rendaient la respiration / difficiles.

Signé Thore

Les deux autres lignes semblent illisibles

Signé par Troufillon [adjoint au maire de la commune]

Lettre de Jean-Jacques Lenoir-Laroche à Prunelle de Lière - 22 Vendémiaire an XII (15 octobre 1803).

« Venez nous voir, mon cher Delierre ; nous avons besoin de nous consoler mutuellement de la perte commune que nous venons de faire et à laquelle vous ne vous attendez sûrement pas. Ce pauvre St Martin !... il est venu nous voir hier à Aulnai [Aulnay, près de Sceaux], il est arrivé à trois heures ; il s’est mis au lit à dix heures assez bien portant. A onze il n’était déjà plus. C’est un épanchement dans la poitrine. Nous vous dirons les détails : Demain nous repartons pour le faire ensevelir, mais nous ne partirons pas avant dix heures du matin. Si vous pouviez auparavant, ce serait une grande satisfaction pour nous. Je ne puis vous en dire davantage. Lenoir-Laroche. »

Voir 

- Dominique Clairembault, Jean-Jacques Lenoir-Laroche et son épouse (12 octobre 2018)
- Article sur le site du Philosophe inconnu : Léonard Joseph Prunelle de Lière (1741-1828).

Source de cette lettre :

Ms N 2023, Bibliothèque Municipale de Grenoble.

À consulter :

Robert Amadou, « La mort du Philosophe inconnu », Mercure de France, juin 1960, pp. 284-305. Le texte reproduit est celui de l’original, la copie de R. Amadou diffère sur plusieurs points.

« Les hommes ne sont pas encore assez sages. Ils ne savent pas qu'il faut séparer toute espèce de religion de toute espèce de gouvernement; que la religion ne doit pas plus être une affaire d'État que la manière de faire la cuisine ; qu'il doit être permis de prier Dieu à sa mode, comme de manger suivant son goût ; et que, pourvu qu'on soit soumis aux lois, l'estomac et la conscience doivent avoir leur liberté entière. Cela viendra un jour, mais je mourrai avec la douleur de n'avoir pas vu cet heureux temps. »

Voltaire le 19 mars 1765 à son ami Bertrand, Pasteur à Berne.

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