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1833 biographie universelle t5Biographie universelle ou dictionnaire historique contenant la nécrologie des hommes célèbres de tous les pays, des articles consacrés à l’histoire générale des peuples, aux batailles mémorables, aux grands évènements politiques, etc., etc. depuis le commencement du monde jusqu’à nos jours, par une société de gens de lettres de professeurs et de bibliographes.
Par une société de gens de lettres, de professeurs et de bibliographes

- Tome troisième - HABE - MERL - Article Martinez-Pasqualis
- Tome cinquième, Rast – Tour - Article Saint-Martin

Paris, Furne, libraire éditeur, quai des Augustins, n° 39

M DCCC XXXIII (1833).

Article Martinez-Pasqualis

1833 biographie universelle t3Biographie universelle, ou Dictionnaire historique: contenant la nécrologie des hommes célèbres de tous les pays ...
Par une société de gens de lettres, de professeurs et de bibliographes
Tome troisième - HABE - MERL
Paris, Furne, libraire-éditeur, Quai des Augustins, n°39
M DCCC XXXIII - Biographie universelle, ou Dictionnaire historique - Article Martinez-Pasqualis

Martinez-Pasqualis, p.1896

MARTINEZ PASQUALIS, chef de la secte dite des martinistes, a été souvent confondu avec son disciple principal, St-Martin. On n'a jamais su précisément quelle était sa patrie ; seulement, d'après son langage, on a présumé qu'il était Portugais, et même Juif. Il s'annonça, en 1754, par l'institution d'un rite cabalistique d'élus, dits cohens (en hébreu, prêtres), qu'il introduisit dans quelques loges maçonniques de France, notamment à Marseille, à Toulouse et à Bordeaux. Après avoir prêché aussi sa doctrine à Paris, il quitta soudain cette ville, s'embarqua vers 1778 pour St-Domingue, et termina au Port-au-Prince, en 1779, sa carrière théurgique. Ses écrits et ceux de ses élèves donnent lieu de croire que sa doctrine est cette cabale des Juifs, qui n'est autre que leur métaphysique, ou la science de l'être, comprenant les notions de Dieu, des esprits, de l'homme dans ses divers états.

Note 

L'article sur Martines de Pasqualis doit être pris avec attention. Martines l'est pas un juif portugais, pas plus qu'il n'a créé de rite cabalistiques. Par contre il a créé un Ordre des Chevaliers Maçons élus coëns de l'Univers, ordre qui a peu de choses à voir avec la cabale juive.

Martines de Pasqualis a quitté Bordeaux en 1772 pour aller à Saint Domingue où il est décédé de fièvre en 1774 et non comme dit dans l'article en 1779. Cette dernière date a couru tout le long du 19e siècle, sans qu'on en sache véritablement l'origine.

Article : Saint-Martin (Louis-Claude de), dit le Philosophe inconnu

Biographie universelle ou dictionnaire historique - Article Saint-Martin

 Saint-Martin

Page 2698-2699.

SAINT-MARTIN (Louis-Claude de), dit le Philosophe inconnu, né à Amboise en 1743, d’une famille honorable, puisa de bonne heure dans la lecture du liv. int. l’Art de se connaître soi-même, par le théolo. protest. J. Abbadie, les principes de philosophie, de morale et de religion qu’il professa toute sa vie. Destiné par ses parents à la magistrature, il étudia le droit ; mais ensuite préférant la profession des armes, qui lui laissait plus de loisirs pour s’occuper de méditations, il entra lieutenant dans le régim. de Foix, à l'âge de 22 ans. C’est alors qu’il fut initié par des formules, des rites et des pratiques à la secte dite des martinistes, du nom de Martinez Pasqualis, qui en était le chef. Il n’adopta point entièrement les doctrines de cette secte ; mais ce fut par là qu’il entra dans la voie du spiritualisme. Plus tard il exposa cette doctrine dans ses ouvr., et notamment dans son tableau naturel des rapports entre Dieu, l’homme, etc. Dans les associations de diverses nuances qui succédèrent à l’école de Martinez, après la m. de celui-ci, Saint-Martin suivait les réunions où l’on s’occupait d’exercices qui annonçaient, suivant son expression, des vertus actives. Il regardait comme étant d’un ordre sensible inférieur celles où l’on s'occupait du magnétisme somnambulique, auquel il croyait toutefois. Il eut l’occasion de se lier avec l’astronome Lalande ; mais la différence des opinions rompit bientôt cette liaison, Il eut aussi des rapports avec J.-J. Rousseau, dont il regardait la misanthropie comme un excès de sensibilité. Pour lui, il aimait les hommes comme meilleurs au fond qu’ils ne paraissaient être. La musique instrumentale, des promenades champêtres, des conversations amicales, étaient les délassements de son esprit, et des actes de bienfaisance, ceux de son âme. Il voyagea, comme Pythagore, pour étudier l’homme et la nature, et pour confronter lé témoignage des autres avec le sien. De retour en France, après avoir visité l’Allemagne et l’Angleterre, il reçut la croix de St-Louis pour ses anciens services militaires. Il n’émigra point à l’époque de la révolution, dans laquelle il reconnaissait les desseins terribles de la Providence, comme il crut voir plus tard un grand instrument temporel dans Bonaparte. Expulsé d’abord de Paris comme noble, en 1794, il fut arrêté peu de temps après dans la retraite qu’il s’était choisie, comme faisant partie de la prétendue conjuration de la Mère de Dieu, Catherine Théos (v. ce nom). Le 18 Thermidor le rendit à la liberté, et vers la fin de cette année (1794) il fut désigné par le district et l’arrondissement d’Amboise, sa patrie, comme un des élèves de l’école normale, destinée à former des instituteurs pour propager l’instruction. De retour à Paris, il y publia successivement une partie des écrits que nous indiquerons ci-après, faisant de temps à autre de petites excursions en province pour visiter quelques amis. Il m. en 1803 au village d’Aunay (près Paris), où il était allé voir le sénateur Lenoir de La Roche, avec lequel il était lié depuis longtemps. Saint-Martin a beaucoup écrit, et ses livres ont été commentés et trad. en partie, principalement dans les langues du nord de l’Europe. Le but de ces mêmes livres est non seulement d’expliquer la nature par l’homme, mais de ramener toutes nos connaissances au principe dont l’esprit humain peut être le centre. L’auteur s’efforce de démontrer que le spiritualisme n’est pas simplem. la science des esprits, mais celle de Dieu. Voici la liste des ouvr. de ce philos. : des Erreurs et de la vérité, etc., par un philosophe inconnu, Édimbourg (Lyon), 1775, in-8 : écrit inintelligible mais le plus remarquable de l’aut. qui lui vaut le titre qu’il y prend lui-même, celui de philosophe inconnu (une suite de Erreurs et de la Vérité, etc. pub. en 1784, in-8, a été signalée par Saint-Martin comme frauduleuse ; Tableau naturel des rapports qui existent entre Dieu, l’homme et l’univers, 2 part. Edimbourg (Lyon), 1782, in-8, trad. en allem. ainsi que le précéd ; l’homme de désir, 1790, in-8; nouv. édit., rev. et corrigée,  Metz, an X (1802), in-12 ; ecce Homo , Paris, an IV (1796), in-12 ; le Nouvel homme, ib. 1796, in-8 ; de l’Esprit des choses, ou Coup d’œil philosophique sur la nature des êtres, etc., Paris, an VIII (1800), 2 vol. in-8 ; Lettre à un ami, ou Considérations politiques, philosophiques et religieuses, sur la révolution française, Paris, an III (1795), in-8 ; Éclair sur l’association humaine, Paris, an V (1797), in-8 ; Réflexions d’un observateur sur la question proposée par l’Institut : Quelles sont les institutions les plus propres à fonder la morale d’un peuple ? ibid. an VI (1798), in-8 ; Discours en réponse au citoyen Garat, professeur d’entendem. humain aux écoles normales, sur l’existence d’un sens moral, etc. imp. dans la Collection des débats, des écoles normales, publ. [illisible] tome III ; Essai sur cette question proposée par l’Institut : Déterminer l’influence des signes sur la formation des idées, an VII (1799), in-8 de [illisible] ; Le Crocodile, ou la Guerre du bien et du mal, etc., poème épico-magique en 102 chants, etc., en prose mêlée de vers, Paris, an VII (1799), in-8. ; le Ministère de l'homme-esprit, Paris, an XI (1802), 3 part. in-8 ; plus trad. d’ouv. de J. Bœhm [illisible], formant à peu près le tiers des Œuvres de cet illuminé. Les Œuvres posthumes de Saint-martin,  ont été pub. à Tours, 1807, 2 vol. in-8. On y trouve un journal, depuis 1782, des relations, d’un entretien, etc., de l’auteur, sous le titre de Portrait de Saint-Martin, fait par lui-même. On a confondu cet écrivain philosophe avec Martinez-Pasqualis (v. ce nom), son maître. M. Gence a publié en 1824, chez Migneret, une Notice biographique sur Saint-Martin, in-8 de 28 pages.

 

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