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Index de l'article

Calendrier perpetuel 1845- Barré - Nouvelle biographie classique - Saint-Martin

- Cazotte-Nerval - Le diable amoureux

- Franck – Dictionnaire des Sciences Philosophiques - Article Dieu

- Lalanne – Curiosités littéraires - De quelques idées bizarres et singulières

- Le magasin pittoresque - Saint-Martin, le Philosophe inconnu  & Pensées de Saint-Martin

1845 – Barré - Nouvelle biographie classique

1845 bibliotheque de pocheNouvelle biographie classique, contenant jusqu’à l’année 1840, la liste des principaux personnages de tous les pays, ainsi que leurs actions et leurs ouvrages les plus remarquables,
Par M. Louis Barré, professeur de philosophie.
Troisième édition
Paris, librairie de Firmin Didot frères, imprimeurs de l’Institut, rue Jacob, 56.
1845. Article Saint-Martin

Saint-Martin (p.17)

SAINT-MARTIN (Louis-Claude de), dit le Philosophe inconnu, né à Amboise en 1743, étudia le droit, puis obtint une lieutenance dans le régiment de Foix. Mais, entraîné vers le mysticisme par la lecture d’un livre d’Abbadie, il donna sa démission, et se fit initier à la secte des Martinistes, fondée par Martinès Pasqualis. Il a publié un grand nombre d’ouvrages, dont le spiritualisme touche aux doctrines des prétendus illuminés. Le premier fut le plus célèbre est intitulé Des erreurs et de la vérité. Il meurt en 1804 [sic].

1845 – Franck – Dictionnaire des Sciences Philosophiques

1845 dictionnaire sciences philo t2Dictionnaire des Sciences Philosophiques
Par une Société de professeurs et de savants
Tome deuxième
Paris
Chez L. Hachette et Cie, libraires de l’université royale de France, rue Pierre Sarrazin, 12
1845 - Article Dieu

 Article Dieu, extrait p.122

Cependant ce n'est pas la raison seule qui nous révèle l'existence de Dieu: le sentiment en est une autre preuve, mais beaucoup plus variable et plus obscure. En effet, n'est-il pas vrai, quand des passions basses ou des besoins grossiers n'arrêtent pas l'essor de nos facultés, que nous éprouvons un besoin d'aimer et d'admirer, un amour du bien et du beau que rien d'imparfait ni de fini ne peut satisfaire? D'où nous viendrait un pareil sentiment, sinon de celui qui est lui-même le beau et le bien dans leur essence, ou la source inépuisable de toute admiration et de tout amour ? Cette preuve est précisément celle que le mystique saint Martin, dans son livre de l'Esprit des choses, et plusieurs autres philosophes de son école, par exemple François Baader, ont recommandée comme la plus simple à la fois, et la plus inattaquable. Mais elle remonte beaucoup plus haut : déjà Platon en a consacré l'usage dans sa théorie de l'amour, en nous représentant l'amour et la dialectique comme les deux ailes sur lesquelles notre âme s'élève à la contemplation de l'absolu. Ce que nous disons du beau et du bien s'applique aussi à l'infini ; en d'autres termes, nous avons le sentiment de l'infini comme nous en avons l'idée. Quel autre sens donnerions-nous à ces émotions mystérieuses, à ce respect indéfinissable que la vue de la nature nous fait éprouver au milieu de la solitude et du silence? Comment expliquer autrement cette terreur en quelque sorte innée de l'invisible et de l'inconnu qui poursuit tous les hommes, qui a pesé d'un si horrible poids sur les premiers peuples, et que la voix de la raison parvient si difficilement à maîtriser? C'est un fait remarquable, que dans l'antiquité païenne tant de riches et de bizarres fictions n'aient pas pu suffire à ce sentiment, et qu'on ait imaginé, au-dessus de toutes les divinités de l'Olympe et de l'enfer, une puissance inconnue, indéfinissable, inaccessible aux dieux comme aux hommes, le Destin (Voyez ce mot).

1845 – Lalanne – Curiosités littéraires

1845 bibliotheque de pocheCuriosités littéraires
Bibliothèque de poche par une société de gens de lettres et d’érudits
Par Ludovic Lalanne
Paris. Paulin, libraire éditeur, rue Richelieu, 60
1845 - De quelques idées bizarres et singulières

De quelques idées bizarres et singulières - Extrait, p.219

[…]

Le célèbre visionnaire Saint-Martin, surnommé le Philosophe inconnu, avait sur les premiers hommes des idées tout à fait différentes de celles de la Bible. Suivant lui, « l'homme avait autrefois une armure impénétrable ; il était muni d'une lame composée de quatre métaux, et qui frappait toujours en deux endroits à la fois; il devait combattre dans une forêt formée de sept arbres, dont chacun avait seize racines et quatre cent quatre-vingt-dix branches ; il devait occuper le centre de ce pays ; mais s'en étant éloigné, il perdit sa bonne armure pour une autre qui ne valait rien ; il s'était égaré en allant de quatre à neuf, et il ne pouvait se retrouver qu'en revenant de neuf à quatre. » [Des Erreurs et de la Vérité, Edimbourg, 1775, p.35]

Citons encore quelques exemples des explications et interprétations extravagantes auxquelles ont donné lieu l'Ancien et le Nouveau Testament.

1845 - Le magasin pittoresque

1845 bibliotheque de pocheLe magasin pittoresque, rédigé, depuis sa fondation, sous la direction de
M. Édouard Charton
Treizième année
1845
Paris, aux bureaux d’abonnement et de vente, 29, quai des Grands Augustins
M DCCC XLV

Tome XII, n° 23, p.178

Le magasin pittoresque, Tome XII, n°23

« Les faiblesses retardent, les passions égarent, les vices exterminent. »

Saint-Martin
[Portrait historique et philosophique de Mr de Saint-Martin, fait par lui-même, dans Œuvres posthumes, T. I. Tours, 1807, p.101, §780

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