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1880Brunet - Les fous littéraires
   Article : Saint-Martin

Ferraz - Histoire de la philosophie en France au XIXe siècle
   Article : Joseph de Maistre

Revue des questions historiques
   Article : Catherine II et l’émigration française, extrait

Vapereau − Dictionnaire universel des contemporains
   Article : Elme-Marie Caro

1880 – Brunet − Les fous littéraires

1880 fous litterairesEssai bibliographique sur la littérature excentrique, les illuminés, visionnaires, etc.

Par Philomneste junior [Gustave Brunet]

Bruxelles

Gay et Doucé, éditeurs

1880 - 227 pages

http://gallica2.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1133353

Article Saint-Martin, pages 178-180

SAINT-MARTIN (Louis-CLAUDE), dit le Philosophe inconnu, né le 18 octobre 1743, mort le 13 octobre 1803.

Il serait fort inutile de redire ici au sujet de ce théosophe célèbre les détails qu'on peut lire dans la Biographie universelle, et surtout dans la Nouvelle Biographie générale (Paris, Didot, t. XLIII, col. 62-70) ; nous renverrons aussi aux écrits [179] spéciaux dont il a été l'objet : Notice biographique sur L.-C. de Saint-Martin, par Gence. 1824, in-8°: Essai sur la vie et les écrits de Saint-Martin, par Caro. 1852, in-8°, et surtout : Saint-Martin le philosophe inconnu, par Matter. 1862, in-8°. Dans la longue liste des écrits de cet illuminé (quelques-uns ont été traduits en allemand) on remarque un volume de 460 pages que certains amateurs recherchent à cause de sa singularité : Le Crocodile, ou la guerre du bien et du mal, arrivée sous le règne de Lois XV, poème épico-magique en 102 chants, par un amateur de choses cachées.

Saint-Martin avait laissé en manuscrit des traités sur la Bible, sur l'origine des choses, sur le magnétisme, etc. ; ils n'ont point été imprimés, il est probable qu'ils ne le seront jamais.

On trouve dans le catalogue Ouvaroff, tes 139­151 et suiv. des détails bibliographiques sur les œuvres de Saint-Martin, et sur les écrits qui s'y rapportent ; il signale sept éditions différentes Des Erreurs et de la Vérité, et une traduction allemande (Breslau, 1782).

Dan [sic] son Examen des Dictionnaires de la langue française (Paris, 1820, in-8°), Ch. Nodier transcrit (p. 258), la définition que donne le lexicographe Boiste du mot : Martinisme. « Commerce avec les âmes, les anges et connaissance des mystères de la nature ; » il ajoute : « je prie les lecteurs de nos Dictionnaires de ne rien croire de tout cela. Les Martinistes n'ont aucun commerce avec les [180] âmes ; il est probable qu'ils n'en ont pas davantage avec les anges, et on doute qu'ils connaissent à fond les mystères de la nature. Si les lexicographes devaient en parler, il faudrait qu'ils se bornassent à dire ce qui est vrai, c'est que Saint-Martin était un fou, et qu'un Martiniste serait un charlatan dans le cas où il y aurait encore un Martiniste.

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1880 - Histoire de la philosophie en France au XIXe siècle

1880 Ferraz T2Traditionalisme et ultramontanisme

Par Martin Ferraz, professeur de philosophie à la faculté des lettres de Lyon

J. de Maistre - De Bonald - Lamennais - Ballanche - Buchez - Baulain - Bordas-Demoulin, etc.

Paris. Librairie académie

Didier et Cie, libraires-éditeurs

35, quai des Augustins

Tome 2 - 1880

Joseph de Maistre, extraits, pages 7-8

L'immense bouleversement social dont il avait été témoin appela de bonne heure l'attention de Joseph de Maistre sur la grande question du gouvernement temporel du monde par la Providence, qui est comme le centre de toute sa philosophie. Il n'en chercha point la solution avec une anxiété douloureuse et par des procédés rigoureux : il la reçut toute faite des mains de la religion et se borna à la développer. Sa manière n'est pas celle d'un chercheur, c'est-à-dire d'un philosophe de profession : c'est celle d'un simple fidèle et d'un vrai croyant. Mais, à côté du chrétien fervent et du fils docile de l'Église, il y a chez lui un autre personnage qu'on n'a pas toujours suffisamment remarqué, je veux dire un disciple de Saint-Martin et des illuminés. Il en avait connu quelques-uns durant son séjour à Lausanne [*], il avait copié de sa main les écrits des principaux d'entre eux et les tenait pour des gens très propres à nourrir et, à entretenir le sentiment religieux dans des âmes que la Réforme menaçait de dessécher [1. Soirées de Saint-Pétersbourg, onzième entretien]. Aussi, nous dirions volontiers, si ces comparaisons n'étaient pas trop ambitieuses, que Saint-Martin a été pour lui ce que Platon avait été pour saint Augustin, et Aristote pour saint Thomas, un inspirateur fécond dont il a constamment cherché à concilier les libres et capricieuses [page 8] spéculations avec les doctrines arrêtées et immuables de l’Église.

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1880 - Revue des questions historiques

1880 Revue des questions historiquesRevue des questions historiques. Quinzième année. Tome vingt-huitième.

Paris, bureaux de la revue. Librairie de Victor Palmé, éditeur, 76, rue des Saint Pères

1 octobre 1880

publié par Gaston Louis Emmanuel Du Fresne Beaucourt, Paul Allard, Jean Guiraud

 Catherine II et l’émigration française, L. Pingaud. I. Extrait page 434

À côté d'eux, dans la bourgeoisie, le mystique Martinez Pasqualis avait ses disciples, et ça et là se formaient des groupes de rêveurs et d'illuminés qui cherchaient à propager autour d’eux, avec le sentiment d’une liberté vague, l’esprit de fraternité et de justice.

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1880 – Vapereau − Dictionnaire universel des contemporains

1880 VapereauDictionnaire universel des contemporains : contenant toutes les personnes notables de la France et des pays étrangers... : ouvrage rédigé et continuellement tenu à jour, avec le concours d'écrivains et de savants de tous les pays (Cinquième édition)

par Gustave Vapereau (1819-1906)

Paris. Éditeur : L. Hachette

http://gallica2.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2992011

Article Caro, page 366

CARO (Elme-Marie), littérateur et philosophe français, membre de l'Institut, est né le 4 mars 1826, à Poitiers, où son père, auteur de quelques traités à l'usage de la jeunesse, était alors professeur de philosophie. Il termina ses études au collège Stanislas, obtint de nombreux succès au concours général, notamment les deux prix de philosophie en 1845, et entra aussitôt à l'Ecole normale. Agrégé de philosophie en 1848, il professa successivement aux lycées d'Alger, d'Angers, de Rouen et de Rennes. Il occupa ensuite avec succès la chaire de philosophie à la Faculté des lettres de Douai, et, en 1858, fut rappelé à Paris comme maître de conférences à l'École normale. En 1856, M. Fortoulle choisit pour aller exposer à Anvers, devant la Société littéraire de cette ville, les doctrines spiritualistes et religieuses de l'Université de France. A la suite de cette mission, M. Caro fut nommé chevalier de la Légion d'honneur. En 1861, il devint inspecteur de l'Académie de Paris, et remplit par délégation les fonctions d'inspecteur général. Professeur à la Faculté des lettres de Paris, depuis le mois de juillet 1864, il fut élu membre de l'Académie des sciences morales et politiques (section de morale), en février 1869, en remplacement du vicomte de Cormenin, et membre de l'Académie française, le 29 janvier 1874, en remplacement de Vitet. Sa réception eut lieu le 11 mars 1875. Il a été promu officier de la Légion d'honneur en 1877.

Outre des mémoires favorablement accueillis par l'Institut, M. Caro a publié, à ses débuts Saint Dominique et les Dominicains, et, sous le pseudonyme de Saint-Hermel la Vie de Pie IX. Son livre du Mysticisme au XVIIIe siècle (1852-1854, in 8), qui fut d'abord sa thèse de docteur, est un essai sur la vie et la doctrine de Saint-Martin, le philosophe inconnu. Il a fourni à la Revue de l'instruction publique, à la Revue contemporaine et à d'autres recueils, un grand nombre d'articles dont les principaux ont été réunis sous le titre d'Études morales sur le temps présent (1855, in-18 ; 3e édit 1875, in-18), volume couronné par l'Académie française. Ses autres ouvrages sont l'Idée de Dieu et ses nouveaux critiques (1864, in-8 et in-18 ; 5e édit. 1872, in-18); la Philosophie de Goethe (1866, in-8), le Matérialisme et la science (1868, in-18) les Jours d'épreuve, 1870-1871 (1872, in-18) Problèmes de morale sociale (1876, in-8); le Pessimisme au XIXe siècle (1878, in-18), etc.

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