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Calendrier perpetuel 1822 1824

Année 1823


- Journal asiatique - La création

- La Mennais – Essai sur l’indifférence en matière de religion

- Rabelais (Œuvres de) - Pantagruel, livre IV, chap. LVI

1823 – Jauffret – Mémoires historiques sur les affaires ecclésiastiques de France

1823 Jauffret Mémoires historiques t1Mémoires historiques sur les affaires ecclésiastiques de France, pendant les premières années du dix-neuvième siècle
Tome premier
Par Joseph Jauffret
Paris, chez Adrien Le Clere – 1823 - http://books.google.fr/books?id=2nMuAAAAYAAJ

Chap. XIII – Administration provisoire du diocèse de Lyon - 1802 – An X (extrait, p.118)

Le diocèse de Lyon avait été très agité pendant la révolution. Il existait encore beaucoup d'exaltation dans certaines paroisses, où, sous l'ancien régime même, et dans les temps les plus calmes, il y avait toujours eu des divisions religieuses. On se souvient que, peu d'années avant la révolution, Lyon était le siège du martinisme, et que plusieurs ecclésiastiques avoient adopté les opinions de cette secte. Il en existait encore un certain nombre dans cette ville, qui était, en outre, le séjour d'une foule d'anciens prêtres constitutionnels, dont plusieurs d'un esprit inquiet et turbulent. De là tous les obstacles qu'éprouva M. de Mérinville ; de là tous les dégoûts dont il fut abreuvé pendant la durée de sa mission.

1823 - Journal asiatique - La création

1823 journal asiatique t3Journal asiatique ou recueil de mémoires, d’extraits et de notices relatifs à l’histoire, à la Philosophie, aux Sciences, à la Littérature et aux Langues des Peuples Orientaux Et publié par la  Société asiatique (Paris, France)
Tome III  
A Paris, chez Dondey-Dupré père et fils, Imp. Libraires, Propriétaires du Journal Asiatique, rue Saint-Louis, n° 46, au Marais
1823 - http://books.google.fr/books?id=g0cpAAAAYAAJ,M1

La création - Extrait, page 18, note

Analyse de l’Oupnek’hat, par M. le comte Lanjuinais, Pair de France (troisième suite).

C'est Maia qui nous trompe, nous faisant paraître le monde comme une figure sans âme, et qui nous fait croire à la pluralité. Comme il fait paraître le néant, ce qui est absurde, ce qui n'existe pas ; il est aussi lui-même le néant, l'absurde ; il a toujours été lé néant absolu (1). Oupn. 50, Brahm. 180, p. 444 et 446.

Note

1) Un célèbre illuministe de nos jours, feu M. de St -Martin, trouvait qu'on n'aurait pas dû blâmer si légèrement ceux .qui pensent que la matière n'est qu'apparente, page 405, du livre des Erreurs et de la Vérité ; et dans le Tableau naturel des rapports entre Dieu, l’homme et l'univers, page 83, il dit nettement : « Il est très vrai pour les corps, que les corps existent… mais aussi, cela n'est vrai que pour les corps… La matière est vraie pour la matière, et ne le sera jamais pour l'esprit. »

1823 – La Mennais – Essai sur l’indifférence en matière de religion

1823 lamennais indifference t4Essai sur l’indifférence en matière de religion
Par M. L’abbé F de La Mennais
Paris, librairie classique élémentaire, rue du Paon, n° 8
1823. - https://books.google.fr/books?id=GaAPAAAAIAAJ

Extrait, page 308-309

Ici nous ferons remarquer une inconséquence des déistes. S’imaginant qu’une révélation faite à chaque homme individuellement, serait plus conforme à la sagesse de Dieu, qu’une révélation générale faite au genre humain, ils nient cette dernière révélation, et se croient par là autorisés à nier la nécessité des miracles. Mais ils s’abusent étrangement ; car, supposé que Dieu révèle particulièrement à chacun de nous les devoirs de notre cœur et de notre raison, ils devraient plutôt en conclure la nécessité d’autant de miracles qu’il y a d’hommes, et qu’il y a de pensées dans l’esprit de chaque homme, [p.309] puisqu’aucun d’eux n’étant infaillible, aucun d’eux ne peut être certain, si Dieu ne l’en assure par quelque signe extérieur, que ce qui lui paraît vrai soit réellement vrai, ou ne peut avec certitude distinguer de ses propres pensées, les vérités que Dieu lui révèle : d’où il suit qu’un déiste conséquent doit nécessairement devenir ou sceptique, ou visionnaire ; son système, plein de contradictions, ne lui permet de s’arrêter que dans le doute, ou dans le fanatisme (1).

Note 1 : Les Martinistes et tous les illuminés sont les fanatiques du déisme.

N. B. : On trouve dans la dixième édition, 1845, le même article avec la même note page 8-9.

1823 - Rabelais (Œuvres de) - Pantagruel, livre IV, chap. LVI

1823 rabelais t7Œuvres de Rabelais
Édition Variorum, augmentée de pièces inédites, des songes drolatiques de Pantagruel, ouvrage posthume, avec l’explication en regard, des remarques de Le Duchat, de Bernier, de Le Motteux, de l’abbé de Marsy, de Voltaire, de Guinguené, etc. et d’un nouveau commentaire historique et philologique par Esmart et Éloi Johanneau, membres de la Société royale des antiquaires.
Tome septième. A Paris, chez Dalibon, libraire, Palais Royal, Galerie de Nemours. M.DCCC.XXIII 
http://books.google.fr/books?id=JX0TAAAAQAAJ

Pantagruel, livre IV, chap. LVI, extrait (p. 87 et note)

L’orthographe a été conservée.

Page 87 : Lors gelarent en l’aer les parolles (1) et cris des hommes et femmes, etc.

Note page 88

Le dernier éditeur de Rabelais remarque que saint Martin le théosophe, c'est-à-dire l'illuminé, a usé de cette définition dans son livre intitulé le Crocodile, ou de la Guerre du bien et du mal. Cet auteur étoit d'Amboise, et vivoit de nos jours. On ne le croiroit pas à son style d'illuminé.

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