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Index de l'article

1885 La gde encyclopédieLa grande encyclopédie

La grande encyclopédie : inventaire raisonné des sciences, des lettres et des arts.

Tome vingt-neuvième

Accompagné de dix cartes en couleurs, hors texte

Par une société de savants et de gens de lettres

Sous la dir. de MM. Berthelot, Hartwig Derenbourg, F.-Camille Dreyfus, A. Giry.

SAAVEDRA – SIGILLIAIRES

Société anonyme de la Grande encyclopédie
61, rue de Rennes - 1885


Article Baader, t.4, p.1023-1024

1885 La gde encyclopédie baader t4BAADER (Franz von), philosophe allemand, né à Munich le 27 mars 1765 et mort dans cette ville le 23 mai 1841. Troisième fils d'un médecin, il étudia à Ingolstadt et à Vienne la médecine et les sciences naturelles ; il fut, pendant quelque temps, à Munich, le collaborateur de son père, puis se mit à l'étude de la minéralogie et de la chimie. A l'école des mines de Freiberg, où il passa trois ans, il travailla sous la direction du célèbre minéralogiste Werner et se lia avec Alexandre de Humboldt. Il composa alors, sur des sujets techniques, un certain nombre de dissertations qui ont été longtemps fort estimées. Puis, il partit pour l'Angleterre et l'Ecosse en 1792; il y visita les mines et tous les établissements métallurgiques ; il se lia avec Stewart, Erasme Darwin, Thomson. En 1798, il est à Hambourg où il entre en relations avec Jacobi, Perthes, Claudius; il revient à Munich en 1798. Appelé au conseil des monnaies et des mines, il est, en 1807, chargé de la direction générale des mines. En 1808, il est nommé membre de l'Académie royale. C'est vers cette époque qu'il trouve le moyen de substituer le sel de Glauber à la potasse dans la fabrication du verre. Il s'occupait en même temps de travaux philosophiques et publiait, en 1809, ses Contributions à la philosophie dynamique opposée au mécanisme. Cet ouvrage contient, dit Hoffmann, l'esquisse de sa philosophie tout entière. En 1812, il met une préface à la traduction que donnait Schubert du traité De l'esprit des choses, publié par Saint-Martin en l'an VIII ; en 1813, il demande à la physique le fondement de la morale; en 1816, il cherche à persuader aux empereurs d'Autriche, de Russie et au roi de Prusse que la Révolution française a fait naître le besoin d'une alliance nouvelle et plus étroite entre la religion et la politique ; il contribue, dans une certaine mesure, à la formation de la Sainte-Alliance. Il compose des ouvrages sur l'Eucharistie , sur l'Eclair, père de la lumière, sur le Concept du Temps, sur la Divination et la puissance de la Foi. Il fait des études approfondies sur les pères de l'Eglise, les scolastiques, les théosophes et les nouveaux philosophes ; parmi ces derniers il relit surtout Kant et Hegel. Relevé de ses fonctions en 1820, il cherche à fonder une académie des sciences religieuses destinée à s'opposer aux jésuites, à réunir les églises d'Orient et d'Occident et à réconcilier les diverses communautés protestantes. C'est alors qu'il compose ses Fermenta cognitions. En 1825 et 1826, il fait paraître une série d'articles sur les œuvres de Heinroth, de Bonald, de Lamennais et une lettre à J. Görres. Nommé professeur, lors de la translation à Munich de l'université de Landshut, il se consacre tout entier à l'enseignement. Ses conférences furent suivies par un public nombreux et brillant; il s'occupa successivement de la science de la connaissance, des doctrines et des écrits de J. Böhme, mais surtout de la philosophie de la religion. Il fit paraître, en cinq parties, de 1827 à 1838, les résultats auxquels l'avaient conduit ses études. Nous citerons, parmi ces publications, l'écrit sur l'Emancipation de la science catholique à l'égard de la dictature romaine, celui qui traite du catholicisme oriental et occidental, dont la portée n'a été bien comprise, dit Hoffmann, qu'après le dernier concile du Vatican. Indiquons encore, en 1839, la Révision de la philosophie de l'école hégélienne, en 1841 la lettre à Schubert, sur la nécessité de réviser la science des choses naturelles, humaines et divines. Marié une première fois, en 1.800, à Francises de Reisky, il devint veuf en 1835; il épousa alors Maria Robel; il mourut le 23 mai 1841. Un certain nombre de ses disciples, Franz Hoffmann, Jul. Hamberger, E. Aug. von Schaden, Christoph Schlüter, Anton Lutterbeck et Fr. von Osten-Sacken, ont fait paraître les œuvres déjà publiées et les œuvres inédites du maître en seize volumes (1861-1860), avec des introductions et des éclaircissements. La philosophie de Baader a été, de nos jours, l'objet de nombreux et importants travaux (V. la Bibliographie).

Si l'on en croyait Hoffmann, Baader serait dans l’histoire de la philosophie « une force (Grösse) incomparable » ; aucun philosophe n'aurait laissé autant à l'écart la poussière des écoles et la contrainte des systèmes, aucun ne serait plus exempt de contradictions internes et ne s'accorderait mieux avec lui-même ; il serait le fondateur de la philosophie de l'avenir. L'auteur de l'article Baader, dans le Dictionnaire philosophique de Franck, a accepté en grande partie cette appréciation, qui nous parait inadmissible. Il suffit de dire que la philosophie de Baader a été le résultat, d'un côté de ses études médicales, mathématiques et scientifiques, de l'autre des lectures qui lui firent connaître Kant, Fichte, Schelling, J. Böhme et Saint-Martin ; qu'elle a eu une influence assez considérable sur la philosophie de la nature et la théosophie de Schelling; que Baader a fort bien saisi les côtés faibles des grands systèmes contemporains de Kant, de Fichte, de Schelling et de Hegel; qu'il a contribué à discréditer, pour un certain temps, le panthéisme en Allemagne ; qu'il y a dans ses ouvrages des aperçus ingénieux, des vues nouvelles et des idées fécondes; qu'il a été peut-être un des auteurs de l'apparition en Bavière du vieux catholicisme et qu'il mérite aujourd'hui encore d'être lu et étudié. Mais nous ne croyons pas que l'avenir aille chercher sa philosophie dans les œuvres de Baader.

Baader est l'adversaire des déistes et des théologiens qui refusent à la raison toute valeur spéculative. Sa philosophie religieuse est le fondement, en même temps que la partie la plus originale, de toutes ses doctrines. La religion, dit-il, naturelle et nécessaire à l'homme, est aussi ancienne que l'humanité elle-même; elle est unique, mais peut prendre des formes diverses. Dieu est le père de tous les hommes et s'est manifesté à tous les peuples : aussi trouve-t-on partout des traces d'antiques révélations; les Celtes et les Chinois, les Américains et les hommes du Nord ont des traditions qui, rapprochées les unes des autres, nous font découvrir, sous des noms différents, des croyances analogues sur la création du monde et ses révolutions, sur l’apparition de l'homme et sur sa chute. Le culte se retrouve chez tous les peuples; il conserve à l'homme le vif sentiment de ses besoins, de la félicité et de la lumière célestes; il le fait participer à l'une et à l'autre, car Dieu ne peut se soustraire à la prière par laquelle l'homme se soumet à la volonté divine; sa volonté remplit l'espace laissé vide par la volonté des créatures, comme l'air remplit le vide. Mais après sa chute, l'homme n'était plus capable de rececevoir [sic] et de supporter la lumière primitive; celle-ci a dû, pour ainsi dire, déchoir elle-même et s'adapter au milieu dans lequel vivaient les hommes déchus. C'est ce qui explique que, tout en admettant la valeur objective des inspirations ou des visions, on puisse trouver en elles quelque chose de relatif et de subjectif. Toutefois, l'homme déchu doit se réhabiliter; pour qu'il concoure à cette œuvre de restauration dont Dieu est l'artisan principal, il faut qu'il sache, dès l'origine, non seulement ce qu'il est, mais encore ce qu'il a été et ce qu'il sera dans l'avenir. Des envoyés divins ont appris à l'homme ce qu'il a perdu, ce qu'il peut espérer, ce qu'il doit faire et souffrir pour revenir à son état primitif. Ils lui ont appris que les puissances divines lui viendraient en aide; ils lui ont fait [page 1024] connaître les vertus des astres et les lois de la terre, sur laquelle, dit Baader après Saint-Martin, se prépare la substance qui sert de base et de premier degré à la génération ou à la renaissance de tous les êtres de l' univers.

Ces agents de la divinité prenaient la forme humaine et transmettaient leurs enseignements par l'action, par la parole et par l'écriture; on conserva leurs traits, mais on altéra leurs doctrines; on les transforma eux-mêmes en dieux et la mythologie prit naissance. Interpréter la mythologie en faisant appel .aux héros, à l'astronomie et aux forces de la nature ou à l’art hermétique, c'est ne donner que des explications ou fausses ou insuffisantes; il faut, pour comprendre les mythes, en retrancher d'abord ce qui s'y est mêlé postérieurement; on n'y trouve plus alors que l'histoire primitive de l'humanité dans ses rapports avec le Dieu qu'elle a partiellement perdu et avec la nature qui sera le théâtre de sa réhabilitation. C'est aux traditions des sages et de leurs disciples que les mystères antiques, trop souvent considérés comme des preuves de folie ou d'imposture, ont dû leur origine; c'est aux altérations qu'ont subies ces traditions, aux formes diverses qu'elles ont prises tout d'abord, qu'il convient d'attribuer la diversité et les altérations des mystères chez les différents peuples. Enfin, c'est dans l'Ancien et le Nouveau Testament, interprétés surtout par Böhme et Saint-Martin, qu'il faut chercher l'histoire la plus complète, la plus fidèle de l'origine des hommes et des révélations divines. Ils sont le complément nécessaire de la révélation par la conscience, qui fait connaître à tous les hommes la présence réelle de Dieu. L'histoire de l'humanité n'est qu'une évolution en vue d'un but unique : la création a préparé l'apparition de l'homme; la nature et l'humanité ont travaillé à la venue du Christ; elles travaillent, depuis qu'il est ressuscité, à le faire venir une seconde fois et à amener la réhabilitation universelle.

Baader avait eu, dans son enfance, des accès de somnambulisme, suivis d'une fièvre cérébrale qui avait arrêté pendant un certain temps le développement de son intelligence. Il s'est beaucoup occupé par la suite des phénomènes du magnétisme animal et du somnambulisme; il a étudié les œuvres des théurgistes, des alchimistes et des magiciens; il a voulu unir la philosophie et la théosophie, pour constituer une véritable philosophie de la nature. Il a semé dans les divers écrits qui avaient pour but de constituer cette philosophie nouvelle, un certain nombre d'observations qui mériteraient aujourd'hui d'être recueillies par ceux qui traitent scientifiquement les obscurs et merveilleux phénomènes du somnambulisme et de ce qu'on appelait autrefois le magnétisme animal. F. PICAVET

BIBL.: Franz von Baaders sämmtliche Werke; Leipzig, 1851-1860, 16 vol. ; le quinzième volume contient sa biographie et sa correspondance; les dix premiers volumes comprennent la Science de la connaissance, la Métaphysique, la Psychologie et l'Anthropologie, la Philosophie de la société et de la religion ; les autres volumes comprennent les Journaux, les Eclaircissements aux ouvrages de Saint-Martin et de Böhme, les écrits posthumes sur les Temps, la Société, des Eclaircissements et des Gloses sur Thomas d'Aquin et autres. Sur Baader, consulter Franz HOFFMANN, Die specul. Entwicklg. der ewig. Selbster-zeugung Gottes, aus Baaders Schriften Zusammengetragen; Amberg, 1835. — Du même, Vorhalle zur specul. Theolog. Baaders; Aschaffenbourg, 1836.— Du même, Die Grundzüge der Societeitsphilos. von Franz Baader; Würzbourg,1837. — Du même, Fr. von Baader ais Begründer der Philos. der Zuhunft; Leipzig, 1836.-- Du même, Die Weltalter, Lichtstrahlen ans Baaders Werken; Erlangen,1868. — J.-A.-B. LUTTERBECK, Ueber d. philos. Standpunht Baaders; Mayence, 1851.— Du même, Baaders Lehre vom Weltge bande; Francfort,1866. — HAMBERGER, Die Cardinalpunkte der baaderschen Philos.; Stuttgart,1885. - Du même, Christenthum und moderne Cultur; Erlangen, 1863. — Du même, Physica sacra od. d. Begriff d. himmlisch. Leiblichkeit; Stuttgart, 1869. — Du même, Versuch e. Charakteristik der Theosophie Franz Baaders (Theolog. Studien und Krillken; Jahr. 1867, pp. 107-123). - Th. CULMAN, Die Princepien der Phil. Fr. von Baaders und E.-A. von Schadens (Z. f. Ph., vol. XXXVII, pp. 192, à 226 et vol. XXXVIII, pp. 73-102). — K.-Ph. Fischer, Zur hundertjähr, Geburtstagsfeier Baaders, Versuche, Charakterislik seiner Theosophie und ihres. Verheiltnisses z. d. Systemen Scheliings und Hegels, Daubs und Schieiermachers; Erlangen, 1865, etc. - Allgemeine Deutsche Biographie (art. Fr. v. Baader par Hoffmann). — Dictionnaire philosophique (art. Baader par X...). — J. WILM, Histoire de la philosophie allemande, vol. VI, pp. 408-418.—BAUMANN, Kurze Darstellung der Phil. F. von. Baaders (. Monatshefte, 1878, p. 321-340).

J.-A.-B.

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Article Martinez Pasqually, t.23, p.339

1885 La gde encyclopédie Pasqually t23MARTINEZ PASQUALIS, fondateur d'une secte théurgiste sur laquelle on ne sait rien de précis. Quelques écrivains affirment qu'il était né en Provence vers 1715, d'une famille de juifs portugais; d'autres disent que ses disciples les plus intimes n'ont point connu sa patrie, et que c'est d'après son langage qu'on a pensé qu'il était Portugais et même juif. Il mourut en 1779 [sic pour 1774] à Port-au-Prince (île de Saint-Domingue) où il était allé pour recueillir un héritage. Vers 1754, il avait introduit dans quelques loges maçonniques de France (Marseille, Toulouse, Bordeaux) un rite d'élus dits cohens (en hébreu : prêtres). En 1768, il se rendit à Paris, où il fit un assez grand nombre de prosélytes, qui prirent le nom de Martinistes et qui organisèrent des loges. Martinez Pasqualis avait composé un ouvrage intitulé la Réintégration; mais cet écrit est resté inédit. On ne connait aucun livre imprimé exposant sa doctrine, qu'on prétend empruntée à la Cabbale. On dit qu'elle admettait la chute des anges, le péché originel, le Verbe réparateur, la divinité des Saintes Ecritures ; et qu'elle enseignait que l'homme existait avant ce qu'on appelle communément sa création; mais il n'avait alors qu'un corps élémentaire, le monde n'étant encore qu'à l'état d'élément. Quand Dieu créa l'homme, il lui donna un corps matériel, et il fit correspondre l'état de toutes les créatures à celui de l'homme. Il semble résulter d'un témoignage du théosophe Louis-Claude de Saint-Martin, le plus connu de ces disciples, que Martinez se livrait à des pratiques déterminant des apparitions. E.-H. Vollet.

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 Article Saint-Martin, t. 29, pp. 222-223

1885 La gde encyclopédie SM t29SAINT-MARTIN (Louis-Claude de), théosophe, surnommé le Philosophe inconnu, né à Amboise en 1743, [page 223 mort en 1803, Il était avocat à Tours, lorsqu'il se décida à suivre la carrière militaire. Il entra dans le régiment de Foix, qui tenait garnison à Bordeaux. Martinez Pasqualis (V. ce nom) avait introduit dans la loge maçonnique de cette ville un rite des Élus dits Cohens ; Saint-Martin s'y fit initier. Puis trouvant la discipline de Martinez trop matérialisée en ses pratiques théurgiques, il s'en dégagea, n'en gardant que la doctrine relative aux lois des nombres, desquelles il résulte que l'homme est indestructible, parce que son principe générateur, émanant de l'unité, est l'unité même; tandis que la matière doit être détruite, parce qu'elle n'est que le produit d'un principe secondaire. D'ailleurs, la nature indique qu'il n'y a que trois éléments : la terre, l'eau, le feu ; dans les corps, trois dimensions seulement ; dans la géométrie, trois figures ; dans l'être, trois facultés innées ; pour l'homme, trois modes d'expiation. En un mot, dans les choses créées il n'y a rien au-dessus du nombre trois. Voilà pourquoi le monde doit périr. Au lieu du ternaire, la perfection serait dans le quaternaire universel. Si les corps étaient formes de quatre éléments, ils seraient indestructibles, et le monde serait éternel. Pour le reste, Saint- Martin se sentit attiré vers les révélations de Swedenborg, qui lui montraient un monde sentimental ; et il travailla à s'élever lui-même jusqu'au degré qu'il appelait le SPIRITUALISME. – Il avait quitté le service militaire en 1771. Son premier livre fut imprimé en 1775, sous le titre : Des Erreurs et de la Vérité ou les hommes rappelés an principe de la science (Edimbourg, in-8). Il présente déjà les traits principaux de la doctrine de Saint-Martin : « la source d'où découlent perpétuellement les erreurs, c'est le MATÉRIALISME, qui s'efforce de s'élever à la connaissance de Dieu par l'étude des choses sensibles ; effort qui fait perdre le contact avec ce qui, par son essence, échappe nécessairement au domaine des sens. En effet on ne peut point trouver la réalité dans l'apparence, ni l'immatérialité dans des corps. Le principe universel de la connaissance qui doit relever de leur déchéance la nature et l'homme, c'est Dieu. Malgré leur déchéance, l’homme et la nature ont conservé leur unité originelle, l'homme pouvant toujours contempler en lui-même son principe divin. Il doit donc chercher la raison des choses sensibles dans le principe, et non le principe dans les choses sensibles. A cet ordre d'idées appartiennent encore les ouvrages suivants : Tableau naturel des rapports qui existent entre Dieu, l'homme et l'univers (1782) ; l'Homme du désir (1790). - Dès 1788, Saint-Martin avait appris l'allemand, pour lire Boehme (V. ce nom). Il finit par s'éprendre des idées de ce mystique visionnaire, dont il traduisit plusieurs ouvrages. Son Nouvel Homme (1792) atteste cette évolution. Sa doctrine avait trouvé des disciples zélés parmi plusieurs membres de la haute aristocratie : les dames de Lusignan, de Noailles, le prince de Galitzin et d'autres. Arrêté comme aristocrate, il fut sauvé par le mouvement du 9 thermidor. On l'envoya à Amboise cataloguer les bibliothèques du couvent. - Outre les œuvres de Saint-Martin déjà citées, nous croyons devoir rappeler quelques autres ; Lettres à un ami ou Considérations politiques, philosophiques et religieuses sur la Révolution française (1795, in-8) ; Ecce Homo, contre la superstition ; l’Esprit des choses (1800) ; Ministère de l’homme-esprit (1802) ; Œuvres posthumes (Tours, 1807) ; Correspondance (Paris, 1862, 2 vol. in-8). E.-H. Vollet.

Bibl. Gence, Notice biographique sur Louis-Claude de Saint-Martin ou le Philosophe inconnu Paris, 1824. L. Moreau, Réflexions sur les idées de L.-C. de Saint-Martin le théosophe, suivies des fragments d'une correspondance entre Saint-Martin et Kirchenberger Paris, 1850. Sainte-Beuve, Causeries du lundi, t X. Caro, Essai sur la vie et la doctrine de Saint-Martin; Paris, 1852, in-8. Schauer, Correspondance inédite de Saint-Martin; Paris, 1862. MATTER, Saint-Martin, le Philosophe inconnu; Paris, 1862.

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