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1850 Moreau SMLe philosophe inconnu

Réflexions sur les idées de Louis-Claude de Saint-Martin, suivies de fragments d’une correspondance inédite entre Saint-Martin et Kirchberger

Par Louis Ignace Moreau (1807-1881)

Paris. Jacques Lecoffre et Cie, libraires, rue du Vieux Colombier, 29, ci-devant rue du Pot de Fer Saint Sulpice, 8 - 329 pages

1850

Louis-Ignace Moreau (1807-1881) est un littérateur français, né et décédé à Paris. Conservateur de la bibliothèque Mazarine (1845-1879), traducteur des Confessions (1840) et de La Cité de Dieu (1843-1845) de saint Augustin. Il a également traduit L’Imitation de Jésus-Christ (1850).

Louis Moreau a publié :

- Du Matérialisme phrénologique, de l’Animisme et de l’Influence (2e édition 1846)
- Considérations sur la vraie Doctrine (1844).
- La destinée de l'homme, ou du Mal, de l'Épreuve et de la Stabilité future (1857)
- Jean-Jacques Rousseau et le siècle philosophe (1870)
- Joseph de Maistre (1879) 

Avant de publier son ouvrage, Louis Moreau a présenter dans le recueil périodique Le Correspondant, 4 articles correspondant chacun à un chapitre de son livre. Il s'agit de : 

1er article - Sur la vie et les écrits de Saint-Martin
2e article – Discussion avec Garat
3e article – Exposition de la théorie sociale
4e article – De la théosophie

Sommaire

Chapitre I. Sur la vie et les écrits de Saint-Martin.
Chapitre II. Débats à l’Ecole normale entre Saint-Martin et Garat
Chapitre III. Essai sur les Signes et sur les Idées.
Chapitre IV. Exposition de la théorie sociale de Saint-Martin.
Chapitre V.
Chapitre VI. De la Théosophie.
Chapitre VII. Exposition du système métaphysique de Saint-Martin.
Chapitre VIII. Vue de la Nature ; esprit des Choses.
Chapitre IX. L'Homme de Désir. - Le Nouvel homme. - Le Ministère de l'Homme-Esprit. - Œuvres posthumes.
Chapitre X. Un mot sur Jacob Boehm, nommé le Teutonique.
Appendice. Extraits de la Correspondance inédite de Saint-Martin et Kirchberger.- Pensée sur la Mort.- Voltaire jugé par Saint-Martin.

En publiant ce livre, je me suis proposé un double but, savoir de rendre témoignage à des vérités impérissables que le théosophe Saint-Martin a su venger des longues dénégations de la philosophie incrédule ; en second lieu, de signaler aux lecteurs trop favorablement prévenus quelques-unes des erreurs où LE PIIILOSOPIIE INCONNU lui-même est tombé. Il y a un plus grand nombre d'esprits que l'on ne pense qui se laissent éloigner des simples et fortes croyances par l'attrait qu'exercent toujours les spiritualités déréglées et les illusions d'un mysticisme indépendant. Je m'attends et me résigne d'avance au reproche de n'avoir pas creusé jusques au fond des idées que je combats. Je [page II] me suis en effet borné à relever les contradictions, les lacunes qu'elles présentent, et les dangers du principe même dont elles émanent. Je sais qu'il y aurait encore des sceaux à briser et d'épaisses ténèbres à sonder, mais je suis certain que, de ce chaos patiemment débrouillé, il sortirait peu de jour. Je ne crois pas aux lumières humaines qui se cachent, et je tiens pour suspectes les doctrines qui affectent la profondeur et le secret. Le peu d'énigmes que la correspondance inédite des deux théosophes m’a permis d'interpréter, ne me laissent pas une grande estime pour celles que le sphinx tient encore sous le voile.
Louis Moreau

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