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Calendrier perpetuel 18741874 - Bouillet - Dictionnaire universel

    Martinez Pasqualis - Martinistes - Saint-Martin

1874 - La littérature française depuis la formation de la langue jusqu'à nos jours

    Saint-Martin
1874 – Duruy − Histoire de l'Europe

    Règne de Louis XVI jusqu’à la révolution - Chapitre XXIII

1874 – Onclair - La franc-maçonnerie dans ses origines

    Livre II - Chapitre III - Développement intérieur de la FM

1874 - Bouillet - Dictionnaire universel

1874 BouilletDictionnaire universel d’histoire et de géographie
Contenant 1° l’histoire proprement dite ; 2° la biographie universelle ; 3° la mythologie ; 4° la géographie ancienne et moderne.
Par Marie-Nicolas Bouillet
Auteur de l’Atlas universel d’Histoire et de Géographie, et du Dictionnaire universel des Sciences, des Lettres et des Arts.
Ouvrage revu et continué par
A. Chassang, inspecteur général de l’instruction publique, docteur ès lettres, lauréat de l’Institut.
Nouvelle édition (vingt quatrième), avec un supplément
Paris. Librairie de L. Hachette et Cie, boulevard Saint Germain, n° 79.
1874

Article : Martinez Pasqualis, p. 1202

Martinez Pasqualis, chef de la secte des Martinistes, né vers 1710, était Portugais et Juif. Il institua en 1754 un rite cabalistique d’élus, qu’il appelait les Cohens (c’est-à-dire en hébreu prêtres), introduisit ce rite dans quelques loges maçonniques de France, à Marseille, à Toulouse et à Bordeaux, puis vint prêcher sa doctrine à Paris ; quitta soudain cette ville en 1778, s’embarqua pour St-Domingue, et termina sa carrière au port au Prince en 1779. Il eut entre autres disciples le célèbre St-Martin.

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Article : Martinistes, p. 1203

Martinistes, disciples de Martinez Pasqualis

Article : Saint-Martin, p. 1672

SAINT-MARTIN (L. Claude de), dit le Philosophe inconnu, théosophe, né en 1743 à Amboise, d’une famille noble, m. en 1803, embrassa la profession des armes, se lia avec quelques mystiques pendant qu’il était en garnison à Bordeaux, quitta le service pour se livrer tout entier à ses nouvelles idées, s’attacha aux doctrines de Martinez Pasqualis et de Swedenborg, puis se créa un système à lui, qu’il appelait le Spiritualisme pur. Il se fixa à Paris, et s’y vit recherché par les plus grands personnages et partagea son temps entre la propagation de ses doctrines et l’exercice de la bienfaisance. Ses principaux écrits, qui tous parurent sous le voile de l’anonyme, sont : Des erreurs et de la vérité (1775) ; Rapports entre Dieu, l’homme et l’univers (1782) ; l’Homme de désir (1790) ; le Nouvel homme (1796) ; le Ministère de l’Homme-Esprit (1802) ; des Nombres, ouvrage posthume, 1861. Il a en outre traduit plusieurs écrits de Bœhme. On a publié en 1807 ses Œuvres posthumes et en 1862 sa Correspondance inédite. Le but constant de St-Martin est d’élever l’âme de la contemplation de l’homme et de la nature à leur principe commun, Dieu. La plupart de ses ouvrages sont écrits dans un style énigmatique qui les rend inintelligibles pour le vulgaire. On doit à M. Caro un Essai sur la Vie et la doctrine de St-Martin, 1852, et à M. Matter : St-Martin, sa Vie et ses écrits, 1862.

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1874 - La littérature française depuis la formation de la langue jusqu'à nos jours

1874 StaffLa littérature française
depuis la formation de la langue jusqu'à nos jours
Lectures choisies
par le lieutenant-colonel [Ferdinand Natanael] Staaff
Officier de la Légion d’honneur et de l’Instruction publique en France
Cinquième édition
Tome II
Auteurs enlevés à la littérature depuis la restauration (1790-1869)
Paris
Didier et Cie
Librairie académique
35, quai des Augustins
1874

Saint-Martin (p.895)

Louis-Claude DE SAINT-MARTIN (1743–1803), théosophe, surnommé le philosophe inconnu, né à Amboise. C'est un mystique renommé, qui a quelque rapport avec le célèbre visionnaire allemand Jacques Boehm, cordonnier de la Lusace, lequel prétendait, par l'étude assidue de la Bible, être arrivé à une connaissance parfaite des choses, au moyen d'une illumination interne, dont il expose les effets sous une forme souvent bizarre. Trois de ses ouvrages, l'Aurore, qui parut en 1612, la Triple vue et les Trois principes, ont été traduits en français par Saint-Martin, mais ce dernier ne se borna pas à la doctrine de Boehm; il la combina avec celle de Martinez, chef de la secte des martinistes, et avec celles de Swedenborg. Son système est une sorte de spiritualisme pur, qui rapporte tout à Dieu. Il le prêcha à Paris avec quelque succès, et il l'appuya par la publication de plusieurs ouvrages : l'Homme de désir; Des erreurs et de la vérité; le Ministère de l'homme Esprit.

Saint-Martin n'est clair que lorsqu'il critique les sensualistes :

« Vous êtes tellement pleins de votre système des sensations que ce ne sera pas votre faute si tous les mots de notre langue, si tout notre dictionnaire enfin ne se réduit pas un jour au mot sentir. Toutefois quand vous auriez ainsi simplifié le langage, vous n'auriez pas pour cela simplifié les opérations des êtres. »

Saint Martin a écrit quelquefois en vers, notamment le Crocodile, ou la guerre du bien et du mal sous Louis XV, poème épico-magique, 1799. Il prétend, dans sa notice sur Jacques Boehm « qu'on ne devrait faire des vers qu'après avoir fait un miracle, puisque les vers ne doivent avoir pour objet que de les célébrer.» A ce sujet, l'évêque Grégoire a dit :

« On ignore si Saint-Martin a fait des miracles, mais il a publié le Cimetière d'Amboise, poème qui n'est pas merveilleux : on y lit beaucoup de vers de cette force :

Homme, c'est ici-bas qu'il a pris la naissance,
Ce néant où l'on veut condamner ton essence.

« ..... Un néant qui a pris naissance : )

De son côté, Voltaire, lorsqu'en 1775, il lut le titre du premier ouvrage de Saint-Martin, Des erreurs et de la vérité, avait dit : « S'il est bon, il doit contenir cinquante volumes in-folio sur la première partie, et une demi-page sur la seconde. »

PENSÉES DÉTACHÉES.

L'intelligence de l'homme doit être traitée comme les grands personnages de l'Orient, qu'on n'aborde jamais sans avoir des présents à leur offrir.

A force de dire à Dieu : Notre père ! espérons que nous entendrons dire un jour : Mon fils.

Les faiblesses retardent, les passions égarent, les vices exterminent.

J'ai vu que les hommes étaient étonnés de mourir et qu'ils n'étaient point étonnés de naitre, c'est là cependant ce qui mériterait le plus leur surprise et leur admiration."

Ne mets pas ton argent dans ta bourse, pour être plus prompt à faire l'aumône. [page 896]

L'orgueil est comme le ver : on a beau le couper en morceaux, chacun de ces morceaux reprend la vie et devient un nouveau ver.

La véritable bravoure, c'est le sentiment de notre supériorité sur le corps.

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1874 – Duruy − Histoire de l'Europe

1874 DuruyHistoire de l'Europe depuis 1610 jusqu'à 1789
précédée d'une courte révision de l'histoire de France antérieure à 1610
Avec des cartes géographiques
contenant les matières indiquées par les programmes officiels du 23 juillet 1874
pour la classe de rhétorique
par Victor Duruy (1811-1894)
Nouvelle édition
Pari
Librairie Hachette et Cie
79, boulevard Saint-Germain
1874

Règne de Louis XVI jusqu’à la révolution - Chapitre XXIII – Extrait, pages 372-373

Le magnétisme.

A côté des aérostats, les mystères les mensonges du magnétisme, Cagliostro et Mesmer; l'un aventurier italien, qui se faisait appeler comte, vivait dans l'opulence, et prétendait tenir les véritables secrets de la chimie, tels que les avaient découverts les prêtres de l'Égypte et de l'Inde; l'autre, aventurier allemand qui, ayant échoué à Vienne, vint à Paris donner ses fameuses séances (1779). Dans un appartement riche, embaumé de parfums, faiblement éclairé, plein de douces harmonies musicales, disposé enfin pour agir sur l'imagination et les sens, les malades ou les curieux se réunissaient autour du baquet magnétique; quelques-uns, bientôt, tombaient en convulsions, la contagion gagnait les autres. C'était le remède à tous les maux. « Il n'y a, disait-il, qu'une nature, une maladie, un remède. » Une commission, nommée par le gouvernement, et composée de Lavoisier, Franklin et Bailly, fut chargée d'examiner les expériences magnétiques ; elle déclara que les magnétiseurs opéraient des effets singuliers, non, il est vrai, par un fluide, comme ils le prétendaient, mais par la surexcitation de l'imagination. Un magistrat fameux, d'Eprémesnil, prit chaudement la défense de Cagliostro et de Mesmer.

L'illuminisme.

Certains esprits perdaient terre en quelque sorte. Saint-Martin publiait les incompréhensibles [page 373 rêveries du Philosophe inconnu, on traduisait, on dévorait le livre étrange de Swedenborg intitulé les Merveilles du ciel et de l'enfer, et des terres planatéires et australes, d'après le témoignage de ses yeux et de ses oreilles.

Francs-Maçons.

Au-dessous de la politique et de la science, dans l'ombre et le silence, travaillaient les francs-maçons : vaste et vieille association d'hommes de tout rang et de tout pays qui, parmi ses initiés, comptait des princes et qui, sous des rites bizarres et quelque peu puériles, cachait et propageait des idées libérales.

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1874 – Onclair - La franc-maçonnerie dans ses origines

1874 OnclairLa franc-maçonnerie
dans ses origines,
son développement physique et moral
Sa nature et ses tendances
Etude faite sur des documents authentiques empruntés la plupart aux adeptes de la secte,
par la Revue romaine, la Civita Cattolica
Mise en ordre, revue et augmentée
Par Auguste Onclair, Prêtre
Bruxelles
H. Goemare, libraire-éditeur
Imprimeur pontifical
1874

Livre II - Chapitre III - Développement intérieur de la FM. Extraits, p.33-34

Quand un arbre est planté dans un sol propice, non-seulement il croît et grossit, mais il jette à ses pieds et à son sommet des rejetons qui lui forment peu à peu une couronne et une large ceinture. C'est ce qui arriva à la Maçonnerie. Tandis qu'elle grandissait, la force intrinsèque de ses doctrines se développait, et des centaines de systèmes sortaient de son sein pour témoigner de sa force d'expansion. A l'origine, au dire des maçons, les degrés d'initiation étaient au nombre de trois, pas plus, ceux d'Apprenti, de Compagnon et de Maitre, La science mystérieuse était sagement répartie entre ces trois degrés qui la comprenaient tout entière. Mais cette science étant destinée à produire ses fruits parmi un très grand nombre d'adeptes, les conséquences importantes et sans fin qui en sortirent, soit au point de vue de la théorie, soit au point de vue de la pratique prouvèrent bientôt qu'il était urgent d'ajouter de nouveaux degrés à la simplicité des trois premiers. Ces nouveaux grades appelés les hauts grades, ne nous apparaissent pas sous des formes et dans un ordre qui soient les mêmes pour tous ; ils varient, au contraire, d'après le caractère des maîtres inventeurs, et les circonstances où ceux-ci se trouvèrent.

Les différences qui existent entre les différents groupes de ces grades constituent la variété des systèmes ou rites maçonniques.

Les pays qui, sous ce rapport, rivalisèrent en fécondité sont la France et l'Allemagne. Montrons-le par une légère esquisse. Par l'intervention du chevalier écossais Romsay la G. Loge prov. de Paris éleva les premiers grades de trois à [page 34] sept, et le G. Orient qui renversa, plus tard, la G. Loge nationale, après plusieurs examens, conserva ce nombre. Les maçons de Lyon sous le titre du petit Elu ajoutèrent le grade féroce de Kadosch (1743), qu'ils partagèrent peu après en quatre. Le Chevalier de Bonneville fonda, dans une localité près de Paris, appelée la Nouvelle-France, un chapitre intitulé de Clermont (1764); les trois hauts grades qu'il avait à l'origine, se trouvent peu après multipliés. A quelque temps de là, surgit le Conseil Souverain des empereurs d'Orient et d'Occident avec vingt-cinq grades (1758). Celui-ci, grâce au tailleur Pirlet devient le père d'une autre association sous le titre du Conseil Souverain des chevaliers d'Orient (1762), et de leurs cendres naît le Grand Chapitre général de France (1782). Mais l'idée philosophique et théosophique, marchant de pair avec celle qui rappelle l'ordre du Temple et à laquelle les rites mentionnés se rattachent tous, on voit surgir sous une autre forme, et partagés en des groupes différents : le rite des Elus de Coëns [sic], fondé par un certain Martinez Paschalis [sic], avec neuf grades (1754), celui de S.-Martin issu du précédent avec dix grades, celui des Illuminés d'Avignon à six grades, sorti du cerveau de Pernety, et les Philalèthes ou chercheurs de la vérité (1773) et les rites réunis sous le drapeau du Rit écossais philosophique dans la Loge du Contrat Social (1776), avec quinze grades, et du Rit écossais primitif avec trente-trois grades d'instruction.

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