1890Année 1890

Lady Blennerhasset - Madame de Staël et son temps (1766-1817)
   Article : Chapitre quatrième, Gustave III, les Suédois et le mysticisme. Extrait, pages 252-254

Revue bleue
   Article : Jules Bois : Villiers de l’Isle d’Adam et l’occultisme contemporain

Excentriques disparus
   Article : Les Illuminés - IV – ANNA-MARIE

Stanislas de Guaita : Essais de sciences maudites
I. Au seuil du mystère, extraits

1896 - Revue Illustrée, 5e année, tome 9e du 15 février 1890
   Article :  Papus et Anatole France

Page créée le 15 Juillet 2022 - Mise à jour le 23 juin 2024


1890 blennerhasset1890 - Lady Blennerhasset - Madame de Staël et son temps (1766-1817)

Madame de Staël et son temps (1766-1817) : avec des document inédits (Portrait d’après Gérard)

Lady Blennerhassett, née Comtesse de Leyden [Charlotte Julia]

Ouvrage traduit de l’allemand par Auguste Dietrich

Tome premier

Paris – Louis Westhausser, éditeur, 10, rue de l’Abbaye.

1890

Chapitre quatrième – Chapitre quatrième, Gustave III, les Suédois et le mysticisme - Extrait, pages 252-254

Un trait caractéristique du dix-huitième siècle finissant, c'est son amour pour le mystérieux. Il revêt chez les uns la forme d'une religiosité sentimentale ; il se traduit chez les autres par le goût des associations secrètes et des pratiques superstitieuses qui, dans des temps plus éclairés au point de vue religieux, auraient été repoussées par la foi naïve d'un enfant. Le besoin du surnaturel, si longtemps honni et nié par les doctrines matérialistes, s'affirmait maintenant sous forme de doctrines occultes, de nouveaux prophètes, d’évocation des esprits et de visions de tout genre. Des hommes sérieux, éminents même, prirent part à ce mouvement ; mais un plus grand nombre de fourbes adroits s'y mêlèrent. Le mysticisme de ce temps-là a ceci de commun avec la philosophie de la même époque, qu'il préfère jouer avec les sentiments que de s'enchainer à des lois déterminées. Il n'y avait pas de contradiction intime entre la philosophie sensualiste et ce genre de mysticisme, qui croyait, avec Mesmer et Puységur, avoir trouvé dans le magnétisme animal la panacée universelle des maux physiques et l'explication naturelle du mystère, tandis qu'il s'efforçait en même temps, à l'aide du somnambulisme, de ramener le surnaturel et de se constituer en secte.

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1890 La Revue bleue1890 - Revue bleue 

Revue politique et littéraire

n° 10, tome XLV 

8 mars 1890

Jules Bois : Villiers de l’Isle d’Adam et l’occultisme contemporain,  pages 308-311

Axël, la dernière œuvre considérable de Villiers de l’Isle-Adam, vient de paraître. C'était la plus chère à son cœur, celle qu’il fit et refit tant de fois, en qui il voulait mettre toute sa grande âme, ironique, cruelle, magnifique et si éprise d’idéal ! Elle devait condenser la pensée maîtresse de sa vie, être la synthèse de l’obstiné labeur de l'artiste. D’Axël devaient découler toute une philosophie et le drame humain et surhumain, et peut-être même cette physionomie si attirante d’Ashavérus, le juif toujours errant, symbole de l’anxiété perpétuelle du savant et du poète... Mais il faut, hélas ! compter avec la mort. Un destin avare n’a pas permis à l’écrivain de rendre définitive la plus intime agitation de son cerveau, et il a été frappé sans avoir pu couronner son plus haut édifice. Cependant c’est une joie immense pour nous, ses admirateurs dévotieux, de recueillir dans notre mémoire les phrases prestigieuses qui nous restent; et nous devons une reconnaissance profonde à celui qui s’est dévoué, temps et âme, pour cette reconstitution — à M. J.-K. Huysmans.

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1890 brugal1890 - Excentriques disparus

Excentriques disparus

Firmin Boissin (Simon Brugal) 1835-1893

1890 - 246 pages

Paris Albert Savine, 1890

Bassac. Plein Chant, imprimeur éditeur de la petite librairie du XIXe siècle

Les Illuminés - IV – ANNA-MARIE, p.76-88

Née à Paris, en 1788, elle appartenait à une noble famille normande des environs de Lisieux, qui a fourni à l'armée, à la haute magistrature, au clergé, un nombreux contingent d'hommes remarquables. L'évêque d'Autun, Mgr de Marguerye, était son cousin.

À l'âge de seize ans, Caroline de Marguerye épousa le comte Eugène de Hautefeuille. Cette union ne fut pas heureuse, et une séparation judiciaire entre les deux époux eut lieu. La comtesse de Hautefeuille profita de cet isolement pour compléter son éducation littéraire, qui avait été [page 77] fort négligée. Ce n'était pas du temps mal employé. Plus tard, en effet, des revers de fortune l'obligèrent à chercher dans les lettres des moyens d'existence  ̶ et elle y réussit, ses besoins étant fort modestes. Son premier ouvrage : Souffrances, date de 1834. C'est un mélange de prose et de vers, où l'on sent une main qui s'exerce en pastichant André Chénier, Châteaubriand et Lamartine. Il n'y a d'original, dans ce livre, qu’une Réponse à la Satire X, de Boileau. Mme de Hautefeuille y venge éloquemment les femmes des invectives jansénistes de ce « régent du Parnasse », que l'indécente voracité d'une poule d'Inde avait rendu si grincheux envers le sexe aimable. Souffrances n'eut aucun succès. L'Ame exilée [1837], qui parut bientôt après, sous le pseudonyme d'Anna-Marie, en eut au contraire beaucoup. Dès lors, la comtesse de Hautefeuille adopta ce nom et en signa tous ses ouvrages.

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1890 Guaita 011890 - Essais de sciences maudites - I. Au seuil du mystère

(Nouvelle édition corrigée, augmentée et refondue en divers points, avec deux belles figures magiques d'après Khunrath et un appendice entièrement inédit)

Stanislas de Guaita

Paris, Georges Carré, Éditeur

58, rue St-André-des-Arts

1890

Extrait, page 60-61

Nous ne ferons mention ni des alchimistes purs, dont plusieurs cependant, tels que Sendivogius (1566-1646) et Philalèthe (1612-1680) passent pour avoir réalisé la pierre philosophale ; ni des mystiques anglais et allemands qui pullulent surtout au XVIIIe siècle. Retenons cependant pour mémoire les noms du Président d'Espagnet, dont l'Enchiridion physicæ restitutæ, traduit en français l'an 1651 (Paris, in-12°), résume sous une forme très condensée la philosophie synthétique d'Hermès ; et du cordonnier de Goërlitz, Jacob Böhme (1575-1625), qui fut le maître posthume de Claude de Saint-Martin.

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1890.revue illustree1890 - Papus et Anatole France

Le texte que nous présentons ci-dessous est extrait de la Revue Illustrée, cinquième année, tome neuvième (décembre 1889-juin 1890), du 15 février 1890 (pages 182-185). Librairie d’Art. Ludovic Bascher, éditeur, 12, rue de L’Abbaye, Paris.

À l’occasion de la sortie du livre de Philippe Encausse, Papus, sa vie ses œuvres (éditions Pythagore, 1932), Albert-Camille-Jean Cahuet, dit « Albéric Cahuet » (1877-1942), publie dans La Petite Illustration (28 janvier 1933) en dernière page, dans la rubrique « La vie littéraire », un article intitulé Un curieux homme qui n’est autre qu’un compte-rendu du livre de Ph. Encausse. Dans cet article, il cite une partie de l’article d’Anatole France.

Dans Sciences occultes ou 25 années d’occultisme occidental. Papus, sa vie, son œuvre, Philippe Encausse reproduit l’article d’Anatole France et l’introduit ainsi : « Parmi les relations de Papus dont je n’ai pas encore eu l’occasion de faire état dans cette biographie, il en est une qui mérite une citation particulière. Il s’agit d’Anatole France lui-même ». Puis il poursuit en donnant un éclairage sur les rapports entre Papus et l’auteur de l’article, et en conclusion l’extrait d’un article de Myriam Harry en 1932 dans Candide : « Souvenirs sur Anatole France ».

Ce texte a été publié dans la revue L’Initiation, n°5, septembre – octobre 1953 (pages 238-245) et repris à l’identique, sans l’image du mage, dans L’Initiation, n°1, janvier – février - mars 1960, p.7-14. Cet article a été publié partiellement dans L'Initiation, n° 4 de 2006, p. 308.

C'est cet ensemble que nous publions ici. Nous remercions la revue L'Initiation et son Rédacteur, Bruno Le Chaux de nous avoir autorisé à reproduire le texte paru dans la revue.

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