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La nouvelle philosophie de la nature. Lavater. Extraits, page 383, 384-385

En effet, la grande ambition de Lavater [né en 1741, mort en 1801], le noble ami de Klopstock et de Gœthe, de Mendelsohn et de Jacobi, de Kirchberger et de Saint-Martin, ce fut de montrer le spiritualisme dominant le matérialisme, l'âme se dessinant dans ses organes. C'est dans ce but qu'il essaya d'élever à une sorte de système les vues jetées en avant par Porta et Huarte. [Fragments physiognomoniques, 1774, 4 vol. in-4°]. Et quelque exagération qu'on ait apportée dans ce point de vue, on n'est point parvenue fausser ce qu'il contient de vérité.

[...] [page 384] La pneumatologie n'avait pas attendu ces déclarations pour reprendre une attitude nouvelle au nom de faits nouveaux sans doute, mais au nom de faits anciens aussi, classés comme légendes, mais reprenant le titre de faits par suite des phénomènes, prétendus ou réels, du jour. Toutefois, les trois amis de Lavater, Jung-Stilling, Kirchberger et Saint-Martin, qui avaient entrepris la réhabilitation de la pneumatologie au nom du mysticisme et avant l'apparition de ces phénomènes, étaient peu propres à remplir une mission philosophique. La pneumatologie [page 385] n'était qu'une branche de la théologie; il fallait une transformation essentielle dans celle-ci pour en amener une dans celle-là. Or, de toutes les sciences, celle qui se trouvait la plus atteinte par Kant, par Fichte et par Hegel, c'était évidemment la théologie, que les trois métaphysiciens avaient eu l'ambition de modifier profondément. Aussi leurs doctrines amenèrent celui des philosophes encore vivants dont le nom se mêle sans cesse aux leurs, Schelling, à présenter enfin une théorie de la révélation et elles enfantèrent une théologie nouvelle.

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