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Index de l'article

Calendrier perpetuel 1848- Cahagnet - Magnétisme: arcanes de la vie future dévoilés
- Cantu - Histoire universelle – T 15
- Correspondant (le) – T 21 - Examen des doctrines du Philosophe inconnu, Louis-Claude de Saint-Martin
- Encyclopédie catholique – T 17 - Saint-Martin
- La liberté de penser - Bulletin : Abrégé de l’histoire de France, par Duruy
- Feller -Biographie universelle - Saint-Martin
- Magasin pittoresque (le) - Tome XVI. N° 4, Jacob Bœhme, le théosophe
- Nouvelle revue de Bruxelles – T 5 - Compte-rendu de l’Histoire universelle de l’Eglise, par Jean Alzog.
- Nouvelle revue de Bruxelles – T 6 - Article Chateaubriand et ses mémoires.

1848 - Cantu - Histoire universelle – T 15

1848 cantu hre universelle t15Histoire universelle
Par César Cantu
Soigneusement remaniée par l’auteur, et traduite sous ses yeux, par Eugène Aroux, ancien député, et Piersilvestro Léopardi
Tome quinzième
Paris, chez Firmin Didot frères, éditeurs, imprimeurs de l’Institut de France, rue Jacob, 56.
1848 - Cantu - Histoire universelle – T 15

Tome 15ème - Quinzième époque : Chapitre XXXV - Philosophie spéculative - Extrait, page 438

Favorisé ensuite d'une troisième vision, il [Jacob Bœhme] la décrivit dans le livre intitulé Aurore ; et, malgré les défenses, il continua à écrire sur les trois principes, la triple vie humaine, l'édification de la foi, les six points , le grand mystère , la vie surnaturelle , l'intuition de Dieu : il n'affichait, du reste, aucune prétention. Un grand air de candeur et de bonté de cœur se laisse apercevoir au milieu de phrases d'alchimie et d'astrologie, et jamais il ne se sépara des luthériens. Les uns le dénigrent comme un pauvre fou, les autres en font un prophète chez lequel brillent d'insignes beautés , et le regardent comme le précurseur de Saint-Martin.

1848 - Le Correspondant – T 21 

1848 correspondant t21Le Correspondant, Recueil périodique
Religion, philosophie, politique, sciences, littérature, beaux-arts.
Paris. Librairie de Sagnier et Bray, rue des Saint Pères, 64
Tome vingt et unième
1848 - Le Correspondant – T 21

Examen des doctrines du Philosophe inconnu, Louis-Claude de Saint-Martin, Louis Moreau

4e article – Exposition de sa théorie sociale – Pages 826-863

Les théosophes sont les gnostiques des temps modernes ; l'orgueil des prétentions et la stérilité de l’œuvre témoigneraient au besoin de l'identité des doctrines. Comme la gnose ancienne, affectant une égale supériorité et sur le philosophe et sur le fidèle, la théosophie abandonne à l'un les notions préliminaires sur l'existence de Dieu, la spiritualité de l'âme, la rémunération finale ; elle lui cède ces espaces déterminés que mesure avec effort le raisonnement humain. Accueillant le fidèle sous une autre forme de mépris, elle lui permet de s'attacher à la lettre d'une révélation positive, de ranger ses œuvres aux prescriptions des livres divins et à l'autorité des interprètes légitimes ; mais cette révélation n'est qu'un témoignage dont une science plus haute sait se passer ; mais ces livres divins ne sont que les fenêtres de la vérité, ils n'en sont pas la porte ; mais cette autorité spirituelle, bonne peut-être aux faibles et aux simples, ne saurait être [149] imposée à des intelligences qui puisent la science dans le sein de Dieu même. De ces hauteurs où elle habite, inaccessibles à la raison, inconnues à la foi, la théosophie abaisse à peine sur l'une et l'autre un regard de dédaigneuse tolérance ; elle se complaît en soi-même et revendique pour toutes les rêveries d'une imagination exaltée par l'orgueil, faussée par la solitude, le caractère et l'autorité de l'inspiration divine.

=> Lire la suite sur le siteExamen des doctrines du Philosophe inconnu

1848 - Encyclopédie catholique – T 17 - Saint-Martin

1848 encyclopedie catholique t17Encyclopédie catholique
Répertoire universel et raisonné des sciences, des lettres, des arts et des métiers, avec la bibliographie des hommes célèbres depuis l’origine du monde jusqu’à nos jours, et des gravures dans le texte, publiée sous la direction de M. l’abbé Glaire, doyen de la faculté, de M. le Vte Walsh et d’un comité d’orthodoxie.
Tome dix-septième. Paris, Parent Desbarres, éditeur.
1848. - Encyclopédie catholique – T 17

Saint-Martin, page 65

SAINT-MARTIN (LOUIS-CLAUDE), né à Amboise le 18 janvier 1747, entra au service : mais cet état n’était guère conforme à ses inclinations naturelles ; aussi le quitta-t-il au bout de six ans. Saint-Martin avait un caractère tranquille, aimait l’étude et le recueillement, où il se plongeait dans ses idées métaphysiques. Après avoir voyagé en Suisse, en Allemagne, en Angleterre et en Italie, il revint à Lyon, et y demeura trois ans, presque inconnu. Il mena la même vie à Paris : impassible au milieu des événements de la révolution, il put en éviter les suites. Cependant, malgré la retraite dans laquelle il affectait de vivre, il trouva beaucoup de disciples, connus sous le nom de martinistes. Il était lié avec le sénateur Lenoir-Laroche, dans la maison duquel il mourut, à Aunay, le 15 octobre 1804.On a de lui: Des Erreurs et de la Vérité, ou les hommes rappelés au principe universel de la science, 1775, in-8°. Ce livre, par son obscurité et par ses paradoxes, pourrait bien mériter à son auteur le surnom de Kant français ; Tableau de l’ordre social ; Ministère de l’homme-esprit ; Éclair sur l’association humaine : il y cherche les fondements du pacte social dans le régime théocratique et les communications entre Dieu et l’homme. Le Livre rouge; Ecce homo ; l’Homme de désir ; le Cimetière d’Amboise ; le Crocodile, ou la Guerre du bien et du mal, arrivée sous le règne de Louis XV, poème épico-macaronique [sic] en 102 chants, 1799, in-8°. C’est l’ouvrage le plus obscur qu’ait enfanté l’imagination ténébreuse de l’auteur. Il a de plus traduit de l’allemand de Bœhm les Principes ; l’Aurore naissante. Saint-Martin lisait Burlamaqui pour s’instruire, et Rabelais pour son amusement. Il y a assez de ces deux écrivains pour se gâter l’esprit et se corrompre le cœur.

1848 – La liberté de penser - Bulletin : Abrégé de l’histoire de France, par Duruy

1848 liberte penser t2Liberté de penser: revue philosophique et littéraire
Tome deuxième – Huitième livraison
Paris. Joubert, libraire éditeur, rue des Grès, 14, près de la Sorbonne
1848 - La liberté de penser

Bulletin : Abrégé de l’histoire de France, par Duruy - Extrait, page 189

Extrait de l’introduction :

« Quand de grandes choses approchent, il y a des signes que tous voient, mais que nul ne comprend. L'incendie qui couve sous le sol éclate çà et là en mille étincelles avant de produire l'immense foyer qui éblouit et dévore. Quel travail dans les esprits avant 89 ! Comme tout s'ébranle et s'agite. Saint Martin, Mesmer, Cagliostro, les sociétés secrètes, les doctrines mystiques, minent sourdement les vieilles institutions monarchiques que les philosophes attaquent à ciel découvert, en se donnant les rois mêmes pour complices. Les paroles se croisent, les idées volent. Quel tourbillon grandiose ! On dirait la nuée lumineuse d'où la loi va sortir. Sans comprendre ce qu'elle porte en ses flancs, Gazette l'entend qui s'approche; il la voit. La révolution a son prophète…

A. Jacques.

1848 – Feller - Biographie universelle - Article Saint-Martin

1848 feller t11Biographie universelle ou, Dictionnaire historique 1848
par Feller, François Xavier de, 1735-1802 ; Pérennès, Jean Baptiste
p.216-218 - Feller - Biographie universelle - Article Saint-Martin

SAINT-MARTIN (Louis-Claude de ), surnommé le Philosophe inconnu, né à Amboise le 18 janvier 1743, appartenait à une famille distinguée dans les armes, fit de bonnes études, et possédait plusieurs langues anciennes et modernes. Il avait lu de bonne heure le livre du théologien protestant Abbadie, sur l'Art de se connaître soi-même, et c'est là qu'il puisa les principes de philosophie, de morale et de religion qu'il professa toute sa vie. Destiné par ses parents à la magistrature, il étudia le droit ; mais ensuite, préférant la carrière des armes, qui lui laissait plus de loisir pour s'occuper de ses méditations philosophiques, il entra, à l'âge de 22 ans, dans le régiment de Foix en qualité de lieutenant. Il fut initié alors, par des formules, des rites et des pratiques, à la secte dite des Martinistes, du nom de Martinez-Pasqualis qui en était le chef. Il n'adopta point entièrement les doctrines de cette secte. Mais ce fut par-là qu'il entra dans les voies du spiritualisme. L'état militaire n'étant guère conforme à ses inclinations, il le quitta au bout de six ans. Saint-Martin doué d'un caractère tranquille, aimait l'étude et le recueillement, où il se plongeait dans ses idées métaphysiques.

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1848 – Nouvelle revue de Bruxelles – T 5 

1848 revue bruxelles t5Nouvelle revue de Bruxelles
Nouvelle série – Année 1848 – Tome cinquième
Bruxelles, J.-B.-J. de Mortier, éditeur, imprimeur de l’Académie royale de Médecine de Belgique, rue Léopold, 84, Faubourg de Namur
1848 - Nouvelle revue de Bruxelles tome 5

Compte-rendu de l’Histoire universelle de l’Eglise, par Jean Alzog. - Extrait, page 266

Histoire universelle de l’Eglise par Jean Alzog, docteur en théologie, professeur d'exégèse et d'histoire ecclésiastique au séminaire archiépiscopal de Posen, traduite sur la troisième édition par Isidore Goschler, prêtre, docteur ès-lettres, licencié en droit, professeur de philosophie et directeur du collège Stanislas, et Charles-Félix Audlet, avec un Tableau chronologique et deux Cartes géographiques. — Tome 3; 1 vol. in-8° de 623 pages (Paris, 1847), chez Waille; — prix :6 fr.

… qu'enfin on attribue la réaction religieuse en France d'abord aux ouvrages de l'idéologue Saint-Martin, et ensuite aux scènes à la fois sévères et attendrissantes d'Atala, dont le style poétique contribua puissamment à vaincre l'indifférence d'un peuple aussi léger que spirituel. — Ne serait-ce pas enfin par le même esprit de ménagement, ou plutôt de faiblesse, qu'en parlant de l'immaculée Conception, l'auteur se contente de conclure les débats élevés sur cet article entre les Dominicains et les Franciscains par cette courte parole « Les deux Ordres religieux renouvelèrent auprès de Grégoire XV leurs tentatives pour avoir une solution que le prudent pontife ne leur accorda pas plus que ses prédécesseurs (p. 263)? » N'eût-il pas fallu ajouter, ou en cet endroit, ou plus tard en son lien, que les pontifes ses successeurs, non moins prudents que lui, trouvant les temps plus favorables, et les esprits plus mûrs, ont, depuis cette époque, donné de larges preuves de leur adhésion à ce grand privilège ; qu'avec leur autorisation de nombreuses et célèbres Eglises saluent, dans leurs offices publics, Marie comme immaculée dans sa conception, et que Marie préside avec le même titre à des communautés religieuses aussi savantes que zélées.

1848 – Nouvelle revue de Bruxelles – T 6 

1848 revue bruxelles t6Nouvelle revue de Bruxelles
Nouvelle série – Année 1848 – Tome sixième
Bruxelles, J.-B.-J. de Mortier, éditeur, imprimeur de l’Académie royale de Médecine de Belgique, rue Léopold, 84, Faubourg de Namur
1848 - Nouvelle revue de Bruxelles T 6

Article Chateaubriand et ses mémoires. – Extrait, pages 183-184

Dans cette même galerie se vient placer un portrait comique du philosophe Saint-Martin, avec lequel l'auteur du Génie du Christianisme fut convié une fois à dîner chez le peintre Neveu ; le tableau de ce dîner est une excellente caricature. M. de Chateaubriand, esprit net et clair, véritable Gaulois, et sous plus d'un [184] rapport héritier de Montaigne en droite ligne, n'a jamais goûté beaucoup les Swedenborgs. Le portrait du digne mystique Saint-Martin se ressent de cette répugnance ; voilà pourtant que le peintre est pris d'un remords, il vient de lire une brochure de Saint-Martin, où ce dernier, racontant lui-même ce fameux diner, dit, en parlant de M. de Chateaubriand: « C'est le seul homme de lettres honnête avec qui je me sois trouvé en présence depuis que j'existe... Au reste, de qui ai-je besoin, excepté de Dieu ! » —M.de Saint Martin, ajoute gracieusement l'auteur des Mémoires, vaut mille fois mieux que moi ; la dignité de sa dernière phrase écrase du poids d'une nature humaine sérieuse ma raillerie inoffensive. » Mais l'illustre écrivain est en veine de raillerie : deux pages plus loin, il nous mène au Marais, et nous fait assister aux antiques amours de Saint-Lambert et de Mme d'Houdetot, « représentant, dit-il, l'un et l'autre les opinions et les libertés d'autrefois soigneusement empaillées et conservées: c'était le XVIIIe siècle expiré et marié à sa manière. » Tout cela est peut-être un peu rigoureux.

Louis de Loménie

[Rappelons que c’est à l’initiative de Sainte-Beuve que Chateaubriand est revenu sur le portrait un peu caustique qu’il fit de Saint-Martin].

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