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Citations de Saint-Martin

La secte en Italie. Extrait, p.67

Assurément il ne faudrait pas attribuer de pareilles maximes à la généralité des loges maçonniques de cette époque; mais c'est dans leur sein et sous le couvert de leur secret que cette société s’était fondée. D'ailleurs, on remarquera que ces propositions renferment le fond de toutes les doctrines de Weishaupt et de Saint-Martin; seulement il est exprimé avec la concision et la franchise que comporte une confession faite pour éclairer l'autorité religieuse.

L'histoire de la Révolution racontée en 1794. Extrait, p.77-78

Les Templiers, dont parle Cadet Gassicourt, étaient les chefs des loges parisiennes, les membres actifs du Grand-Orient. Il raconte en grands détails comment, pour nouer leurs complots et agiter les esprits, ils se servirent à la fois de charlatans tels que. Saint-Germain et Cagliostro, de faux mystiques comme Saint-Martin et Lavater, qui par leur panthéisme ébranlaient les croyances chrétiennes, de prestidigitateurs comme Swedenborg, Mesmer, Schroepfer; tous ces éléments de désordre moral et de [page 78] désorganisation sociale concouraient, sous leur habile direction, à préparer le grand œuvre.

Chapitre quatorzième - Les loges d'avant-garde. Extrait, p.287

La Maçonnerie est constamment en marche. Emportée par la logique du principe de négation d'ou elle est sortie, elle s'avance toujours vers cet état de nature, cette an.archie, qui est le fond de sa doctrine depuis Saint-Martin et Weishaupt, sinon avant (v. liv. III, chapitre II, § 2), et qui a pour expression la République socialiste. Mais dans cette route, les étapes sont multipliées. De temps à autre les maçons arrivés à la fortune, aux hautes positions officielles, ou simplement mûris par l'expérience de la vie, cherchent à l'arrèter, à la fixer à un certain point qui s'appelle tour à tour suivant les temps et les pays : Maçonnerie chrétienne, État humain, Libéralisme, Régime constitulionnel, République libérale, République autoritaire, République progressive.

§ 4 - Les sectes plus avancées. Extrait, p.546

Les sociétés secrètes sont beaucoup plus variées aux États-Unis qu'en Angleterre et en France. Cette extrême multiplicité en atténue les mauvais effets, en ce sens qu'elles ne forment pas un corps unique, puissamment ramifié, comme la Maçonnerie française avec ses annexes, la ligue de l'Enseignement et les sociétés de la libre pensée. Mais, dans ce grand nombre de loges de maçons, d'Oddfellows, de Templiers, se recrutent des groupes foncièrement impies. Le principe purement humanitaire de la Maçonnerie crée entre elle et toutes les organisations du mal des affinités, qui se révèlent à l'occasion.

Ainsi le Spiritisme s'est propagé dans la Nouvelle-Angleterre principalement par les loges ; il y a encore actuellement des sociétés maçonniques de théosophes, qui pratiquent les prestiges des Cagliostro et des Saint-Martin (1).

(1) Le Monde maçonnique de janvier 1880, donne ces détails sur une société de théosophes établis à New-Yorck [sic] :

« La première condition qui est posée aux membres de la société, c'est qu'ils aient une connaissance approfondie des lois de la nature, afin d'arriver par là à la connaissance de la cause éternelle de toutes choses.
« Cette société fait une opposition péremptoire au matérialisme dans les sciences naturelles ; mais aussi une opposition décisive à toutes les religions positives. C'est surtout le Christianisme qu'elle regarde comme dangereux... Pour pouvoir être admis au plus haut grade, il faut que le théosophe en soit venu à ne pas accorder la moindre préférence à quelque forme de religion que ce soit ; il doit s'être affranchi de toute obligation envers la société, l’État et la famille ; il faut qu'il soit prêt à donner sa vie pour le bonheur de l'humanité et de chaque frère, quelles que soient sa race, sa couleur ou sa croyance. Les adhérents espèrent lui voir prendre toujours plus d'extension, pour former enfin une confrérie comprenant l'humanité tout entière. »