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Index de l'article

Calendrier perpetuel 1836Revue des deux mondes - Sainte-Beuve : Ulrich Guttinger
Ahrens – Cours de psychologie – Introduction et histoire de la psychologie
Barchou de Penhoën - Histoire de La Philosophie Allemande
Biographie universelle et portative T4 - Saint-Martin
Feller - Dictionnaire historique ou bibliographie universelle – T 12 - Kirchberger - T 18 - Saint-Martin
Piet – Mémoires d’Ed. Richer - De l'état actuel de l'esprit théosophique en Europe
La France littéraire - Jean Gerson, Charles Labitte
Quérard - La France littéraire ou dictionnaire bibliographique - Saint-Martin
Revue de Paris (Bruxelles) – T XII - AM. Cazotte, par Charles Nodier
Revue des Deux Mondes –  Article de Sainte-Beuve : Ulrich Guttinguer -Saint-Martin
Sainte-Beuve – Critiques et portraits littéraires - Tome III - Ballanche
Souvenirs de la marquise de Créquy - Mme la duchesse de Bourbon
Staël – Œuvres complètes - De l’Allemagne : Chapitre VII – Des philosophes religieux appelés Théosophes
Damiron - Cours de philosophie
Bibliothèque universelle de Genève - Compte-rendu du livre de Balzac : Le Lys dans la vallée
Buchez & Roux - Histoire parlementaire de la révolution française
Sainte-Beuve – Critiques et portraits littéraires - Tome II - Lamartine
Schlégel – Philosophie de l’histoire Leçon XVIII – De la franc-maçonnerie

Poètes et romanciers modernes de la France – XX - Ulrich Guttinguer

1836 revue 2mondes t81836 – Revue des Deux Mondes
Tome huitième – Quatrième série
Paris. Au bureau de la Revue des Deux Mondes, rue des Beaux Arts, 10
1836 - 

Cet article est repris entièrement en 1837 dans la Revue universelle, bibliothèque de l'homme du monde et de l'homme politique au XIXe siècle. - Cinquième année – Tome Ier , pages 197-209 - Bruxelles. Société belge de librairie, etc. [Louis] Hauman, Cattoir et Cie. - La Haye – Vervloët. 1837 

=> Voir l'article sur le site : Sainte-Beuve - U. Guttinguer

1836 – Ahrens – Cours de psychologie

1836 cours psychologieCours de psychologie: fait à Paris, sous les auspices du gouvernement
Par Heinrich Ahrens, professeur de philosophie à l’Université libre de Bruxelles.
Premier volume, contenant l’anthropologie générale
Paris. J.-A. Merklein, libraire, rue des Beaux Arts, 11
1836 - Ahrens – Cours de psychologie

Première leçon – Introduction et histoire de la psychologie ; plan du cours - Extrait, pages 54-56

Ce ne fut que vers le commencement du dix-neuvième siècle que les esprits sérieux revinrent peu à peu de ce matérialisme, qui avait montré dans les excès de la révolution ses formidables conséquences. On retourna d'abord au système plus modéré de Condillac, on remonta ensuite à la source plus pure, à la doctrine de Locke : c'est dans cette impulsion nouvelle que M. Destutt de Tracy, M. Laromiguière, M. Degerando et plusieurs autres penseurs distingués, écrivaient et enseignaient. Les prétentions de l'ancien dogmatisme disparurent peu à peu, à mesure que l'histoire et [p.55] les systèmes contemporains d'autres peuples furent plus connus. M. Degerando, Chartes Villers et madame de Staël se sont acquis dans cette direction chacun un mérite particulier.

Vers le même temps, la philosophie écossaise, qui avait, sur plusieurs points importuns, combattu le système de Locke, trouva en M. Royer-Collard le premier interprète intelligent, et cette doctrine, qui est encore aujourd'hui continuée et développée avec un talent remarquable par M. Jouffroy, a beaucoup contribué à répandre des idées plus justes sur l'activité de l'esprit. La transformation la plus décisive a été cependant commencée par M. Cousin, qui, en même temps qu'il initiait les esprits à une connaissance plus approfondie de l'histoire de la philosophie, établissait, en s'appuyant sur les systèmes modernes de l'Allemagne, une nouvelle doctrine philosophique, et changeait l'ancienne base psychologique, qui ne s'étendait pas au-dessus des notions du sens commun, par la théorie importante qu'il développait sur la raison et les idées. M. Cousin entreprit aussi une nouvelle réfutation du système de Locke, qu'il a jugé dans son cours impartialement avec une haute sagacité.

Beaucoup d'autres ont contribué à répandre des idées plus élevées sur l'homme et son activité intellectuelle. Saint-Martin avait déjà opposé son profond mysticisme à la philosophie régnante de son temps, et, dans une route à peu près analogue, M. de Bonald et encore plus M. Ballanche ont exercé une influence heureuse sur la marche [p.56] plus élevée dans laquelle la philosophie est entrée.

1836 - Histoire de la Philosophie Allemande

1836 hre philo allemande t1Barchou de Penhoën - Histoire de la Philosophie Allemande

Depuis Leibnitz Jusqu'à Hegel
Le Baron Auguste-Théodore-Hilaire Barchou De Penhoën
Paris. Charpentier, éditeur libraire, 31, rue de Seine
1836 
Tome Ier - Livre Ier – Leibnitz  - Livre III – Fitche
Tome II - Livre IV Schelling

=> Voir cet article sur le site :  Histoire de la Philosophie Allemande (1836)

1836 – Biographie universelle et portative T4

1836 biographie contemporainsBiographie universelle et portative des contemporains, ou Dictionnaire historique des hommes vivants et des hommes morts depuis 1788 jusqu'à nos jours, qui se sont fait remarquer par leurs écrits, leurs actions, leurs talents, leurs vertus ou leurs crimes..

Publié sous la direction de MM. Alphonse Rabbe, ‎Claude Augustin Vieilh de Boisjolin, ‎Sainte-Preuve

Paris, F. G. Levrault, chez l’éditeur, rue du Colombier, 21

Tome Quatrième - 1836

Article Saint-Martin (p.1222-1224)

=> Voir cet article sur le site1836 – Biographie universelle et portative T4

1836 - Feller - Dictionnaire historique ou bibliographie universelle – T 12

1836 feller biographie 12Dictionnaire historique ou bibliographie universelle des hommes qui se sont fait un nom par leur génie, leurs talents, leurs vertus, leurs erreurs ou leurs crimes, depuis le commencement du monde jusqu’à nos jours par [l’abbé] F[rançois] X[avier] de Feller (1733-1802)

Continué jusqu’en 1835 sous la direction de M. R.-A. Henrion

Huitième édition - Augmentée de plus de 5000 articles intercalés par ordre alphabétique

Convenientia cuique. Hor. A. P.

Tome douzième – Paris - E. Houdaille, libraire-éditeur. Rue du Coq Saint Honoré, 11. - Delloye, Place de la Bourse, 13
1836

=> Voir cet article sur le site1820-1839 - Feller - Bibliographie universelle

1836 - Feller - Dictionnaire historique ou bibliographie universelle – T 18

1836 feller biographie 12Dictionnaire historique ou bibliographie universelle des hommes qui se sont fait un nom par leur génie, leurs talents, leurs vertus, leurs erreurs ou leurs crimes, depuis le commencement du monde jusqu’à nos jours par [l’abbé] F[rançois] X[avier] de Feller (1733-1802)

Continué jusqu’en 1835 sous la direction de M. R.-A. Henrion

Huitième édition - Augmentée de plus de 5000 articles intercalés par ordre alphabétique

Convenientia cuique. Hor. A. P.

Tome dix-huitième – Paris - E. Houdaille, libraire-éditeur. Rue du Coq Saint Honoré, 11. - Delloye, Place de la Bourse, 13
1836

=> Voir cet article sur le site

Piet – Mémoires d’Ed. Richer

1836 richerMémoires sur la vie et les ouvrages d'Édouard Richer
En partie écrits par lui-même
Et publiés par F. Piet
Nantes, de l’imprimerie de Mellinet, éditeur
Paris, chez F. Denn, à la librairie d’éducation, 5, rue Pavé Saint André des Arcs
1836 - http://books.google.fr/books?id=b8NLAAAAYAAJ

Extrait, page 150

Autrefois, il cherchait dans la solitude des aliments pour son esprit; actuellement, plus aigri peut-être par l'injustice et les faux jugements de quelques hommes que par la perte de ses manuscrits, il est devenu insensible aux charmes des lettres ; il semble déjà avoir épuisé cette source de félicité et ne s'être réfugié en lui-même que pour y vivre seul avec Dieu. Il ne s'occupe que d'ouvrages théosophiques. Il lit et annote Swedenborg, Jacob Bœhme, Saint-Martin, Muralt, etc. Ce n'est plus que dans les idées religieuses qu'il cherche des consolations, ce sont les seules jouissances qu’il se promette, le reste est flétri pour lui ; et, ce n'est même pas assez de cesser d'écrire, il ne veut plus lire.

Extrait, page 155

Ce fut au mois d'octobre 1822, qu'il écrivit le Mot de l'Enigme, qui ne fut imprimé à Paris qu'en 1826; l'idée principale lui en fut suggérée par Law, auteur de la Voie de la Science Divine, et par Saint-Martin. Un ecclésiastique de Nantes en rendit un compte assez honorable dans un journal appelé l'Union.

Dans cet ouvrage, plein d'érudition, Richer explique l'origine du mal, en démontrant la vérité de l'un des principaux dogmes du christianisme, celui de la chute de l'homme. La Bible dit à l'homme qu'il est tombé, et lui promet un temps où il pourra se relever. L'Evangile, dont la lecture ne semble qu'une énigme perpétuelle, est l'accomplissement de cette promesse, et n'a plus rien de mystérieux , aussitôt que l'on admet cette vérité.

De l'état actuel de l'esprit théosophique en Europe

Ce long et intéressant article émut à son apparition la bile des divers partis. Ceux des libéraux qui tolèrent à regret la religion, n'y virent que de l'illuminisme ; les absolutistes qui la veulent sous le joug de l'autorité, y trouvèrent une audace coupable ; et ceux des prêtres qui ont à cœur de la tenir sous le boisseau, crièrent à l'impiété. Quelques hommes distingués par leurs lumières et leur modération, furent les seuls qui l'approuvèrent.

Des associations religieuses se formaient chez tous les peuples. Les catholiques et les protestants rivalisaient pour la publication des livres saints. En France même, on plaçait les éléments de la prospérité publique sous la sauvegarde de la morale chrétienne. Ce mouvement imprimé aux esprits n'avait pas échappé à Richer, et il lui parut provenir principalement des philosophes religieux nommés théosophes, et improprement illuminés par ceux qui en discourent sans les connaître. Il voulut donner une idée de leurs doctrines ; mais il n'en parle que comme il eût parlé de celles des plus anciens peuples de la terre. Il expose ce qu'elles ont de beau, de vrai, ce que la critique peut y reprendre avec raison. Il prouve qu'elles s'accordent [p.247] toutes pour placer l'âme dans une sphère inaccessible à celle des sens, et pour faire de l'homme un être déchu, assertion sans laquelle il est impossible de concevoir l'origine du mal. Il établit ensuite les points de dogme par lesquels ces doctrines diffèrent entre elles et principalement entre celles de Saint-Martin et de Swedenborg. Certes, rien de tout cela n'est répréhensible, mais le mémorial catholique s'était déjà fortement prononcé contre la nouvelle école spiritualiste dont le globe représentait une fraction. Le mémorial convenait qu'elle était spiritualiste dans ses doctrines sur l'homme, mais que, dès qu'elle abordait les questions sociales, elle devenait matérialiste. Il était donc impossible que cet écrit ne déplut pas à MM. du Séminaire de Nantes; aussi encourut-il la censure de M. l'abbé Joly, qui fit insérer à ce sujet un article assez étendu dans le journal de Nantes. Il y mit de l'aigreur et de la passion. « L'auteur ne devait pas, y disait il, pour expliquer un certain système philosophique, citer les révélations reconnues par l'église » comme s'il était interdit à la raison humaine d'examiner ces révélations.

1836 - La France littéraire

1836 La France littéraire t23La France littéraire
Tome vingt-troisième
Paris, bureaux de la France littéraire, rue des grands Augustins, n° 20
1836 - https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5748305c

Article Jean Gerson, Charles Labitte (extrait page 158)

Cela toutefois se nous explique nullement comment le mysticisme et la scholastique purent jamais se donner la main. Sans doute, ce n’est pas que ces sortes d’alliances soient rares. Les Stoïques parurent à Rome, au milieu de mœurs et de croyances épicuriennes, et on vit surgir le spiritualisme de saint Martin du sein de la philosophie sensualiste du 18e siècle : « Car, selon la pensée de F. Schlegel, c’est lors qu’une force élémentaire de l’esprit domine dans l’ensemble d’une époque que les forces contraires ont coutume de se concentrer davantage, comme une exception chez quelques individus, et forment ainsi un contraste d’autant plus saillant. » Mais, en outre, il est une cause plus providentielle de ce synchronisme du mysticisme et de la Scholastique. Dans quels excès, en effet, n’aurait pas donné le mysticisme qui produisit déjà tant d’hommes exagérée, comme Jean Rusbroeck et Hubertin de Casal, s’il n’avait pas eu pour contrepoids le raisonnement et la logique ? Sur quels écueils n’aurait pas été se briser l’esprit humain dans cet océan immense de l’erreur, s’il n'eût été lesté de la scholastique, qui eût eu moins le mérite peu poétique sans doute, mais à coup sûr utile, de ralentir l’élan général vers l’inconnu et l’infini.

Quérard - La France littéraire ou dictionnaire bibliographique

1836 querard SMLa France littéraire ou dictionnaire bibliographique des savants, historiens et gens de lettres de la France ainsi que des littérateurs étrangers qui ont écrit en français, plus particulièrement pendant les XVIIIe et XIXe siècles.

Ouvrage dans lequel on a inséré, afin d’en former une bibliographie nationale complète, l’indication 1° des réimpressions des ouvrages français de tous les âges ; 2° des diverses traductions en notre langue de tous les auteurs étrangers, anciens et modernes ; 3° celle des réimpressions faites en France des ouvrages originaux de ces mêmes auteurs étrangers, pendant cette époque.

Par M. J.-M. Quérard

Tome huitième - Paris, chez Firmin Didot frères, libraires, rue Jacob, n° 24.

M DCCC XXXVI [1836], page 352 

Article : Saint-Martin : Voir sur le site

 

Revue de Paris (Bruxelles) – T XII

1836 revue paris t12Revue de Paris
Édition augmentée des principaux articles de la Revue des Deux Mondes
Tome XII – Décembre 1836
Bruxelles. H. Dumont, libraire éditeur
1836 - http://books.google.fr/books?id=I3UPAAAAQAAJ

Article : M. Cazotte, par Charles Nodier

Extrait, pages 13-14

Indépendamment du motif principal de ce voyage, mon père se promettait à Paris le plaisir de revoir quelques amis plus ou moins célèbres alors, et qui le sont devenus davantage. Delille de Salles, dont le roman métaphysique, intitulé Philosophie [13] de la Nature, conservait encore quelque vogue, avait été son confrère dans l’ordre de l'Oratoire. Legouvé se souvenait d'avoir reçu de lui les premiers élémens de la rhétorique et les premiers principes de la versification. Des relations formées dans le monde, et entretenues par un goût commun pour la littérature, le tenaient depuis longues années en correspondance avec Collin d'Harleville et Marsollier des Vivelières, qui fut depuis la féconde providence de l'Opéra-Comique. Une affection beaucoup plus étroite l'unissait à l'honnête Jacques Cazotte, son aîné de vingt ans, dont il avait fait la connaissance à Lyon, chez un jeune officier, nommé Saint-Martin, thaumaturge passionné d'une philosophie toute nouvelle, qui se recommandait peu par l'enchaînement des idées et par la clarté des formules, mais qui avait au moins sur la triste philosophie du dernier siècle, l'avantage de parler à l'imagination et à l'âme. Mon père, qui était né avec un certain penchant pour le merveilleux, n'avait cependant pas conservé une longue fidélité aux théories des martinistes. Il s'était arrêté depuis nombre d'années à des systèmes moins séduisans , mais beaucoup plus positifs , sans cesser d'aimer Cazotte et ses rêveries , sur lesquelles il ne le contrariait jamais.

Revue des Deux Mondes – T 8

1836 revue 2mondes t8Article de Sainte-Beuve : Ulrich Guttinguer

Extrait sur Saint-Martin - pages 721-722

Pour achever ces indiscrétions sur l'auteur d'Arthur, je dirai que si celui de Volupté l’avait connu, il semblerait avoir songé à lui expressément dans le portrait de l’ami de Normandie.

C'est qu'en effet les idées religieuses, qui sont l’amour encore, l’amour rectifié et éternisé, vinrent à cette âme voluptueuse et sensible. Ce négligent et tendre poète d'élégies, jeté dans la retraite des champs, lut l'Évangile, les Pères du désert, le théosophe Saint-Martin, et de cette semence bien distribuée de [722] lectures, sortit chez lui une dernière et meilleure moisson. C'est là tout Arthur, auquel il est temps d’arriver.

=> Lire l'article de Sainte-Beuve sur Ulrich Guttinguer sur le site

Sainte-Beuve – Critiques et portraits littéraires - Tome III

1836 sainte beuve t3Critiques et portraits littéraires, par Charles-Augustin Sainte-Beuve
Tome III - Paris. Eugène Renduel, rue des grands Augustins, 22
1836 - http://books.google.fr/books?id=E0cTAAAAQAAJ

Ballanche

Page 7
Nous assistons à la formation lente et mystérieuse de cette nature singulière qui, s'affermissant à travers tant de crises, eut bien le droit de croire à la vertu des épreuves. Ce qui la caractérise particulièrement, c'est cette lenteur, cette spontanéité qui tirera presque tout d'elle-même, et aussi cette incubation sommeillante qui attend son heure. M. Ballanche, quoique né a Lyon, et malgré ses inclinations mystiques et ses dispositions magnétiques, resta étranger, et à l'école mystique qui avait dû laisser quelques traditions depuis Martinez Pasqualis, et à l'école magnétique que l'exaltation des esprits, pendant le siège, enrichissait d'observations extraordinaires.

Pages 51-52
Sans varier jamais autrement que pour s'élargir autour du même centre, il a touché de côté beaucoup de systèmes contemporains et, pour ainsi dire, collatéraux du sien ; il en a été informé plutôt qu'affecté, il a continué de tirer tout de lui- même. La doctrine de Saint-Martin semble assurément très voisine de lui, et pourtant, au lieu d'en être aussi imbu qu'on pourrait croire, il ne l'a que peu goûtée et connue. Je remarque seulement dans les Prolégomènes le magisme de la parole, le magisme de l'homme sur la nature, expressions qui doivent être empruntées du mystérieux théosophe. Il a emprunté davantage à Charles Bonnet, à savoir le nom même et l'idée de la palingénésie, de cette interminable et ascendante échelle des existences progressives ; mais il s'en est approprié la vue en la transportant dans l'histoire, tandis que l'illustre Genevois ne l'avait que pour l'ordre purement naturel. M. Ballanche connut de bonne heure à Lyon Fourier, auteur des Quatre Mouvements; mais il entra peu dans les théories et les promesses de ce singulier ouvrage publié en 1808; aujourd'hui il se contente d'accorder à l'auteur une grande importance critique en économie industrielle, et de penser avec lui en des termes généraux que [52] l'homme a pour mission terrestre d'achever le globe. 

Souvenirs de la marquise de Créquy

1836 crequy t6Souvenirs de la marquise de Créquy 1710 à 1802
Tome cinquième. 3° édition
Paris. - Librairie de Fournier Jeune, rue de Seine, n° 14 bis.
1836 - http://books.google.fr/books?id=PFIEAAAAQAAJ

« Les savoureux Souvenirs de la Marquise de Créquy, censés être de sa plume, semblent dus plutôt à celle de Maurice Cousin de Courchamps, ou du moins serions nous redevable à ce dernier des parties le plus géniales du manuscrit, brodées sur la trame de banals souvenirs véridiques. Leur témoignage sur la noblesse du règne de Louis XV vient souvent contredire la mythologie forgée par les familles arrivées de la Monarchie de Juillet. » Source : Wikipédia

Chapitre XIV. … Mme la duchesse de Bourbon

Extrait page 297-298

Je ne vous dirai rien de Mme la Duchesse de Bourbon, sinon qu’elle était devenue Martiniste, non pas de la secte de ce M. Saint-Martin, qui avait découvert que les purgatoriens sont couleur de marron, mais à la suite de Don Martinès de Pasqualis, qui disait que la Sainte Vierge était vivante, et qu’elle se tenait habituellement à [p.298] San Lucar de Barameda, qui est une petite ville de l’Andalousie.

À propos des Souvenirs de la marquise de Créquy,

Source de cet article : 1847 - Les supercheries littéraires dévoilées - Quérard

1847 querard supercheries t1Les supercheries littéraires dévoilées. Galeries des auteurs apocryphes, supposés, déguisés, plagiaires et des éditeurs infidèles de la littérature française pendant les quatre derniers siècles : ensemble les industriels littéraires et les lettrés qui se sont anoblis à notre époque. Par J.-M. Quérard. Tome premier - Paris, l’éditeur, rue Mazarine, 60 et 62. - 1847 - pages 290-291

CRÉQUY (Renée-Caroline de FROULLAY, marquise de), aut. supp. (2) [M. COUSIN, comte DE COURCHAMPS].

Souvenirs de la marquise de Créquy, 1710 à 1800. Paris, Fournier jeune, 1834-35, 7 vol. in-8, 50 fr. — Nouv. édition, revue, corrigée et augm. Paris, Delloye, 1840-41, 10 vol. gr. in-18 avec portraits, 17 fr. 50 c. [1275]

L'industrie des libraires, ou peut-être la réclame, a grossi le succès de cet ouvrage, dont on cite jusqu'à trois éditions in-8. La seconde qui a dû être imprimée à Angers, n'a point été connue de M. Beuchot, qui l'a déclarée dans la Bibliographie de la France. De la prétendue troisième, il n'a été imprimé, en 1836, que les trois premiers volumes, et, selon toute apparence, pour remplacer ces volumes qui étaient épuisés dans la première. L'édition publiée par Delloye, en 1840-41, 10 vol. in-18, ne serait alors que la deuxième et non la quatrième. Cette dernière a été elle-même reproduite en 1842. Le tome X de l'édition in-18, renferme l’État général de la noblesse de France avant la révolution de 1789. [...]

Polissonnerie spirituelle, ainsi que Mr Léon Duval a qualifié cet ouvrage [p.191] et dans laquelle il n'y a pas un mot qui soit de madame la marquise de Créquy. (Voy. l'art. CAGLIOSTRO, p. 177 à 193.)
Les Souvenirs de la marquise de Créquy ont été l'objet de beaucoup de critiques. Dans le « Quaterly Review » (juin 1854, tome 51, pages 591-99, est un article sur les deux premiers volumes, qui a été écrit à l'occasion de la version anglaise commencée à Paris. Des observations sévères sont dans « l'Annuaire historique, généalogique, etc., de M. de Saint-Allais (année 1835, pages 13 à 17; années 1836, pages iij à viij du discours préliminaire). Il existe aussi deux opuscules spéciaux sur cette publication, et dont voici les titres :

1° Voltaire étrangement défiguré par l'auteur des « Souvenirs de madame de Créquy » (par M. de Cayrol). Coinpiègne, de l'impr. d'Escudier, 1836, in-8 de 3l pag.
Tiré seulement à 150 ex. qui n'ont pas été destinés au commerce.
M. de Cayrol, ancien membre de la chambre des députés, démontre complètement dans cette brochure la supposition de la lettre attribuée à Voltaire, pag. 209 du 3° volume des prétendus Souvenirs, et d'autres détails concernant Voltaire, que l'on trouve dans cette compilation.

2° Ombre (!') de la marquise de Créquy, aux lecteurs des Souvenirs publiés sous le nom de cette dame, suivi d'une Notice historique sur madame de Créquy el sa famille et orné d'un fac-similé de son écriture. Paris, Auguste Roret; Delaunay, 1836, in-8 de 12 pag., plus un fac-similé.
Cette brochure a pour but de démontrer que dans ces Souvenirs il n'y a absolument rien qui soit sorti de la plume de madame de Créquy, madame de Créquy ayant ordonné par son testament de brûler ses « lettres, extraits de livres, petites réflexions, etc... », comme inutiles et pouvant avoir des inconvénients. M. Percheron, l'un des exécuteurs testamentaires, déclare avoir brûlé les dits papiers, sans en avoir donné connaissance ni à la famille de madame de Créquy, ni a qui que ce soit, ce que, ajoute-t-il, j'affirme sur l'honneur.

Non content d'avoir publié sous le litre de « Mémoires de la marquise de Créquy », une collection déjà assez volumineuse de calomnies, M. de Couchamps est revenu à la charge, en faisant insérer, dans « la Presse » des 14, 16 à 19 juin 1841 une  Suite à ces prétendus « Mémoires ». Voici comme le « National », dans un article intitulé: « le Vol au roman », imprimé dans son numéro du 15 octobre 1841, s'exprimait sur cette suite: « Cette Suite se composait de lettres originales des hommes les plus célèbres du dix-huitième siècle, à commencer par Voltaire, que celle harpie (nous parlons du faussaire caché sous son nom) aurait traité comme un galopin des rues, le tout pour la plus grande gloire du trône et de l'autel. Heureusement les fautes de français, les anachronismes, les bêtises de tout genre dont ces belles lettres du Voltaire étaient farcies, empêchèrent le succès de cette impiété littéraire, et la « Presse » fut obligée de renoncer à l'exploitation de cette mine ».

Staël – Œuvres complètes

1836 stael oeuvres completesŒuvres complètes de Madame la baronne [Anne-Louise-Germaine] de Staël-Holstein
Tome deuxième
A Paris, Firmin Didot Frères et Cie, libraires, rue Jacob, n° 5
Et Treuttel et Wurtz, libraires, rue de Lille, n° 17
Et à Strasbourg - M DCCC XXXVI - http://books.google.fr/books?id=Y5oGAAAAQAAJ

De l’Allemagne

Chapitre VII – Des philosophes religieux appelés Théosophes

p.242-245

Voir sur le site : Mme de Staël - De l’Allemagne 1813

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